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Un cyclone dans la loi : Quand la tempête dépasse les vents Mayotte Face à l’Expropriation des Propriétés de Facilités : Les Dégâts Collatéraux du Cyclone Chido et L’Héritage Colonial de la France

Publié le

 

Un cyclone dans la loi : Quand la reconstruction devient spoliation

Écrit par Karima Sandia Boina MBechezi , Présidente-Fondatrice de OCD International Federalitude Suisse
PNListe, sociothérapeute et experte en développement humain et droits humains

Depuis le passage dévastateur du cyclone Chido le 14 décembre 2025, Mayotte fait face à une double tragédie : les ravages causés par les vents violents et une menace législative sous forme d’expropriation massive. Le projet de loi du 8 janvier 2025, justifié par une reconstruction rapide, introduit des mesures dites “d’expropriation de facilités” qui risquent de dépouiller les Mahorais de leurs terres ancestrales.

Sous le masque de l’urgence : Une répétition de l’histoire coloniale

Ces pratiques, maquillées sous le voile de la légalité, réactivent un héritage colonial où les populations locales, déjà vulnérables, sont les premières victimes. À l’image des spoliations en Nouvelle-Calédonie, en Martinique et en Algérie, cette loi transforme une urgence humanitaire en opportunité économique pour des acteurs privés et des investisseurs.

Les Politiques en Question : Entre Diversion et Complicité

Estelle Youssouff : Une députée à contre-courant de sa mission

Élue pour défendre les Mahorais, Estelle Youssouff concentre son discours sur l’immigration clandestine, détournant l’attention des véritables enjeux :
    1.    Une confusion des rôles : Son passé de journaliste semble influencer son approche, privilégiant les polémiques médiatiques au détriment des solutions concrètes.
    2.    Une influence toxique sur les réseaux sociaux : Ses déclarations polarisantes alimentent le cyberharcèlement et exacerbent les tensions communautaires.
    3.    Un manque de propositions tangibles : Aucun mécanisme législatif n’a été avancé pour contester ou bloquer cette expropriation.

Un silence politique lourd de conséquences
    •    Absence de consultation publique : Les Mahorais n’ont pas été inclus dans les discussions législatives.
    •    Manque de transparence : Les véritables bénéficiaires de ces expropriations restent flous, mais les investisseurs étrangers semblent en être les principaux gagnants.
    •    Un sentiment de trahison : Le mutisme des élus locaux alimente la colère et la méfiance des habitants.

Expropriation de Facilités : Une Déviation de la Légalité

Expropriation Ordinaire : Le Cadre Légal Normal

Ce processus vise des projets d’intérêt public (routes, écoles, hôpitaux) en s’appuyant sur :
    •    Une justification claire de l’intérêt général.
    •    Une indemnisation juste et équitable.
    •    Une consultation préalable des propriétaires.
    •    Des recours légaux clairement définis.

Expropriation de Facilités : Un Prétexte à la Spoliation

En revanche, l’expropriation de facilités s’appuie sur des crises pour contourner :
    •    Les consultations publiques.
    •    Les études d’impact environnemental et social.

 Les recours juridiques.

Exemples Internationaux : Leçons et Dérives
    •    Nouvelle-Calédonie : Les terres kanakes ont été spoliées pour des projets miniers, malgré des restitutions partielles après les Accords de Nouméa (1998).
    •    Martinique et Guadeloupe : Les terres agricoles ont été accaparées pour des projets touristiques, perpétuant les inégalités économiques héritées du colonialisme.
    •    Afrique du Sud : Des millions de Sud-Africains noirs ont été déplacés sous l’apartheid pour laisser place aux Blancs, avec des séquelles sociales persistantes.
    •    Suisse : Les protestations contre des expropriations abusives dans le Valais (années 1970) ont conduit à des réformes garantissant des droits renforcés pour les propriétaires.

Le Projet de Loi du 8 Janvier : Une Menace Directe pour Mayotte

Mesures controversées
    •    Expropriation accélérée sans consultation publique.
    •    Cession des terres à des investisseurs privés, souvent étrangers.
    •    Suppression des recours juridiques pour les populations concernées.

Les Dangers
    1.    Déplacement forcé : Des familles pourraient être relogées dans des zones insalubres.
    2.    Conflits sociaux : Une injustice foncière risque de déclencher une guerre civile silencieuse.
    3.    Enrichissement des élites : Les bénéfices semblent destinés à des investisseurs et à des décideurs influents.

Témoignages des Mahorais : Une Colère et une Désillusion Profonde

Fatima, 42 ans, mère de famille et couturière, Pamandzi

« Après le cyclone Chido, nous avons tout perdu. Nos maisons, nos biens, tout ce que nous avions construit avec tant de sacrifices a été balayé en une nuit. Aujourd’hui, alors que nous essayons de reconstruire nos vies, on nous annonce qu’ils veulent aussi nous prendre nos terres. Ces terres ne sont pas seulement un endroit où vivre, elles sont notre héritage, notre sécurité, et ce qui nous reste pour nos enfants. C’est une double punition. Comment peut-on vivre avec une telle injustice ? »

Ali, 35 ans, agriculteur et père de trois enfants, Sada

« Ces terres appartiennent à ma famille depuis des générations. Elles ne sont pas simplement un terrain ou un champ : elles racontent notre histoire, nos racines, et représentent notre lien avec cette île. Si nous les perdons, nous perdons notre âme. Ce projet de loi veut effacer tout cela pour des intérêts économiques qui ne nous concernent même pas. Les investisseurs ne voient ici que des chiffres, alors que pour nous, ces terres sont notre vie. Qui nous protège contre ça ? »

Saïda, 38 ans, enseignante et militante communautaire, Chirongui

« Les élus devraient être là pour nous défendre, pour porter notre voix et nous protéger. Mais tout ce que nous avons, c’est du silence. Ce silence est une trahison. Comment peut-on rester muet face à une telle injustice ? Les enfants à qui j’enseigne sont traumatisés par ce qu’ils ont vécu lors du cyclone, et maintenant, leurs familles risquent de perdre leurs terres. Quelle leçon leur donnons-nous sur le rôle des responsables politiques et la justice ? »

Halima, 50 ans, commerçante et veuve, Dzaoudzi

« Toute ma vie, j’ai travaillé dur pour construire quelque chose de stable pour ma famille. Après le cyclone, je me suis battue pour garder ma dignité et continuer à vivre. Mais maintenant, ils parlent d’intérêt général pour justifier l’expropriation. Intérêt général pour qui ? Certainement pas pour nous, qui avons tout perdu. Comment peuvent-ils parler de reconstruction tout en détruisant encore davantage nos vies ? Nous avons besoin de justice, pas de belles paroles. »

Ces témoignages reflètent une colère, une désillusion et un désespoir face à une menace qui dépasse les destructions matérielles : celle d’une perte identitaire et culturelle, profondément enracinée dans les terres que les Mahorais considèrent comme bien plus qu’un simple patrimoine.

Mobiliser pour Protéger : Les Solutions et Priorités
    1.    Actions Juridiques :
    •    Mobiliser Avocats Sans Frontières pour contester les expropriations.
    •    Saisir la Cour Européenne des Droits de l’Homme pour dénoncer les violations.
    2.    Mobilisation Internationale :
    •    Informer l’ONU, l’OCDE et Amnesty International.
    •    Sensibiliser via Reporters Sans Frontières.
    3.    Collectifs Locaux :
    •    Créer des groupes citoyens pour surveiller et contester les abus.
    •    Former des leaders locaux en PNL pour négocier efficacement.
    4.    Transparence et Consultation :
    •    Publier les bénéficiaires réels des projets.
    •    Exiger des études d’impact environnemental et social.
    5.    Renforcement Psychologique :
    •    Fournir un soutien émotionnel et des formations pour surmonter cette crise.

Une Mobilisation Imminente pour Sauver Mayotte

L’expropriation de facilités à Mayotte est une alerte mondiale. Ce précédent pourrait justifier des abus similaires ailleurs si la communauté internationale ne réagit pas rapidement. En tant qu’experte en développement humain, je souligne la nécessité d’une réponse collective pour préserver la dignité et les droits des Mahorais.

Éviter un Schéma Répété : S’inspirer des

Lutteurs d’hier pour Protéger Mayotte aujourd’hui

Depuis des décennies, des populations marginalisées ont été confrontées à des politiques d’expropriation et de spoliation sous couvert de légalité. Ces mesures, bien souvent maquillées sous des justifications économiques ou d’intérêt général, rappellent des schémas historiques de domination et d’exploitation, comme ceux vécus par les Kanaks en Nouvelle-Calédonie ou les populations des Antilles françaises.

 

Pour éviter que les Mahorais ne subissent une trajectoire similaire, je propose des résolutions ancrées dans la solidarité, l’apprentissage des luttes passées et la mobilisation stratégique. Ces solutions incluent non seulement des actions locales, mais également un alignement avec des mouvements ayant déjà traversé ces combats, afin de bénéficier de leur expérience et de leur soutien.

 

Créer des Alliances Inspirées de la Nouvelle-Calédonie et des Antilles

 

1. Les Enseignements des Kanaks : Une Lutte Organisée et Solidaire

 

Les Kanaks, face à des décennies de spoliation foncière au profit de projets industriels, ont su mobiliser des ressources locales et internationales pour défendre leurs droits :

 

• Les Accords de Nouméa (1998) ont constitué une victoire partielle grâce à une négociation stratégique, marquée par la reconnaissance des terres coutumières et des droits culturels.

 

• Le soutien international, en particulier de l’ONU, a permis de mettre en lumière les injustices vécues et de faire pression sur les autorités locales et nationales.

 

2. Leçons des Antilles Françaises : Un Combat contre l’Injustice Foncière

 

Dans les Antilles françaises, les élites économiques ont souvent accaparé les terres agricoles pour des projets touristiques ou industriels, au détriment des populations locales. Les mouvements de résistance se sont construits autour de :

 

• La mise en valeur des terres comme patrimoine collectif : Les leaders locaux ont mobilisé les populations pour affirmer que les terres ne sont pas seulement des biens économiques, mais des éléments essentiels de leur identité.

 

• Une mobilisation collective, impliquant des associations locales, des ONG internationales et des médias, pour sensibiliser l’opinion publique sur les injustices vécues.

 

Propositions pour Mayotte : Résolutions Ancrées dans la Mobilisation et la Solidarité

 

1. Créer des Collectifs Locaux Inspirés des Lutteurs Kanaks

 

• Organiser les Mahorais en collectifs citoyens, formant une plateforme unifiée pour défendre leurs droits.

 

• Collaborer avec des organisations kanakes et antillaises pour bénéficier de leurs conseils et de leur soutien. Ces mouvements, ayant déjà traversé des luttes similaires, peuvent apporter des outils et des stratégies éprouvées.

 

• Échanger des pratiques et des savoir-faire : En s’inspirant des accords obtenus en Nouvelle-Calédonie, les Mahorais peuvent apprendre comment structurer leurs revendications pour obtenir une reconnaissance légale et culturelle de leurs terres.

2. Renforcer les Alliances Internationales

 

• Impliquer les Nations Unies : Mobiliser les experts de l’ONU sur les droits des peuples autochtones pour qu’ils surveillent et dénoncent les abus.

• Collaborer avec des ONG internationales comme Amnesty International, Reporters Sans Frontières et le CICR pour documenter les violations des droits humains et amplifier les revendications des Mahorais.

• Créer des pressions internationales : Sensibiliser les médias mondiaux pour que l’opinion publique soutienne les Mahorais et exerce une pression sur le gouvernement français.

 

3. Réformes Légales et Politiques pour Protéger les Droits Fonciers

 

Pour garantir que les Mahorais ne soient pas privés de leurs terres, il est essentiel de mettre en place des réformes solides et de contester légalement le projet de loi.

 

• Proposer des lois inspirées des droits coutumiers kanaks : Intégrer des clauses qui reconnaissent les terres comme un patrimoine collectif, inaliénable sans le consentement des populations locales.

 

• Renforcer les mécanismes de recours : Garantir que tout projet économique passe par une consultation publique obligatoire et que des compensations équitables soient prévues pour les terres expropriées.

 

• Saisir les juridictions internationales : En cas de violation flagrante des droits fonciers, déposer des recours auprès de la Cour Européenne des Droits de l’Homme et alerter le Conseil des Droits de l’Homme de l’ONU.

 

4. Mettre en Place des Mécanismes de Soutien Psychologique et Communautaire

 

• Former des leaders locaux en Programmation Neuro-Linguistique (PNL) pour renforcer leur capacité à mobiliser et à négocier efficacement.

 

• Créer des espaces de parole sécurisés, où les habitants peuvent exprimer leurs inquiétudes et leurs espoirs, pour transformer leur colère en actions constructives.

 

• Valoriser la culture mahoraise : Utiliser les récits, les traditions et l’histoire locale pour sensibiliser les décideurs politiques et les médias sur l’importance de préserver les terres ancestrales.

 

5. Anticiper et Contrer les Stratégies d’Abus Légalisé

Pour éviter que cette crise ne se répète, il est impératif de mettre en place des mécanismes de surveillance et de protection :

 

• Créer un Comité de Surveillance des Droits Fonciers, composé de représentants locaux, d’ONG et d’observateurs internationaux, pour évaluer les projets de loi et leur impact sur les populations locales.

 

• Exiger une transparence totale : Publier les bénéficiaires réels de tout projet économique impliquant des terres expropriées.

 

• Documenter les abus : Collaborer avec des ONG pour constituer des dossiers détaillés sur les injustices et s’assurer qu’elles soient portées devant les tribunaux compétents.

Mobilisation et Solidarité, les Clés pour Sauver Mayotte

 

En s’inspirant des luttes passées des Kanaks et des Antillais, les Mahorais peuvent structurer une mobilisation efficace et résister à l’injustice légalisée. Cette crise dépasse la simple question des terres ; elle touche aux droits fondamentaux, à l’identité culturelle et à la dignité humaine.

 

Mayotte a besoin d’une solidarité locale, nationale et internationale pour transformer cette menace en une opportunité de justice et de résilience. Il est temps d’unir les forces, de tirer les leçons du passé et de bâtir un avenir où les droits des populations locales ne seront plus sacrifiés sur l’autel des intérêts économiques.

Halima Moumini : Votre Interlocutrice Clé

pour Mayotte et les Pays d’Outre-Mer

 

Pour répondre aux besoins urgents des Mahorais dans cette crise, Halima Moumini, coordinatrice des pays d’outre-mer pour l’OCD International Federalitude Suisse, joue un rôle essentiel. En tant que représentante de l’organisation, elle est à votre disposition pour vous orienter sur les aspects logistiques, juridiques et de réseautage nécessaires à une action efficace.

 

Pourquoi Contacter Halima Moumini ?

• Coordination Logistique : Halima assure la liaison entre les acteurs locaux, les organisations internationales et les institutions juridiques.

Elle peut vous guider dans les démarches liées à la protection des droits fonciers et humains.

• Facilitation du Réseautage : Grâce à son expérience et son réseau, elle relie les initiatives locales aux mouvements internationaux pour maximiser leur impact.

Contact Direct

 

Pour toute information ou collaboration, n’hésitez pas à joindre Halima Moumini :

• Numéro WhatsApp : +262 639 03 01 77

• E-mail : alima.moumini.ocd@gmail.com

 

Halima Moumini incarne la solidarité et le soutien nécessaires pour relever les défis auxquels Mayotte est confrontée. Elle est votre contact privilégié pour garantir que vos actions s’intègrent dans une stratégie globale de mobilisation et de résilience.

 

 

Écrit par Karima Sandia Boina MBechezi 

 

Fondatrice-Présidente de l’OCD International Federalitude Suisse

Sociothérapeute, PNListe, Humaniste, Militante des droits humains, Écrivaine et Spécialiste en Analyse Transactionnelle et Transgénérationnelle.

 

Ce texte a été rédigé par Karima Sandia Boina MBechezi dans le cadre des missions de l’OCD International Federalitude Suisse pour soutenir les droits des populations en situation de crise, promouvoir la justice sociale et coordonner des efforts de mobilisation à l’échelle internationale pour Mayotte et les territoires d’outre-mer.

 

Contact :

E-mail :

ocdinternational.communication@gma

 

Halima Moumini : Votre Interlocutrice Clé

pour Mayotte et les Pays d’Outre-Mer

 

Pour répondre aux besoins urgents des Mahorais dans cette crise, Halima Moumini, coordinatrice des pays d’outre-mer pour l’OCD International Federalitude Suisse, joue un rôle essentiel. En tant que représentante de l’organisation, elle est à votre disposition pour vous orienter sur les aspects logistiques, juridiques et de réseautage nécessaires à une action efficace.

 

Pourquoi Contacter Halima Moumini ?

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Elle peut vous guider dans les démarches liées à la protection des droits fonciers et humains.

• Facilitation du Réseautage : Grâce à son expérience et son réseau, elle relie les initiatives locales aux mouvements internationaux pour maximiser leur impact.

Contact Direct

 

Pour toute information ou collaboration, n’hésitez pas à joindre Halima Moumini :

• Numéro WhatsApp : +262 639 03 01 77

• E-mail : alima.moumini.ocd@gmail.com

 

Halima Moumini incarne la solidarité et le soutien nécessaires pour relever les défis auxquels Mayotte est confrontée. Elle est votre contact privilégié pour garantir que vos actions s’intègrent dans une stratégie globale de mobilisation et de résilience.

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