Comment l’ONG OCD Comores est-elle devenue Internationale, puis ONG Courant de Pensée, OCD International Fédéralitude Suisse ?
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ONG Courant de Pensée, OCD International Fédéralitude Suisse est une organisation profondément enracinée dans une histoire de résilience, de lutte et de vision pour un avenir plus juste. Fondée par Aboubacar Saïd Mgni, Karima Sandia Boina Mbéchezi et Feue Wardat Monjoin Afandi, tous trois originaires de Ngazidja (Grande Comore), elle s’inspire des idéaux révolutionnaires d’Ali Soilihi Mtsachiwa, surnommé Mongozi « le guide ».
La dénomination OCD : une philosophie de cohésion
Le nom OCD (Organisation pour la Cohésion du Droit et du Développement) incarne une vision stratégique développée par Karima Sandia Boina Mbéchezi et Aboubacar Saïd Mgni, reposant sur trois piliers fondamentaux :
1. La société civile
2. Le secteur privé
3. L’État
Ces trois forces doivent fonctionner en harmonie pour garantir un développement durable. Cette philosophie s’appuie également sur une responsabilité individuelle essentielle :
• Le devoir précède le droit : chaque individu doit s’engager activement dans le développement humain avant de revendiquer ses droits.
l’ONG Comorienne à une ONG Internationale et un Courant de Pensée
L’histoire de l’OCD International Federalitude Suisse trouve ses racines dans la création de l’OCD Comores entre 2002 et 2004, après des années de réflexion et d’échanges stratégiques. L’objectif initial était clair : mettre en place une organisation capable de fédérer, d’orienter et d’accompagner d’autres associations et organisations locales afin qu’elles deviennent des acteurs majeurs du développement humain durable.
Dès sa création, l’OCD Comores a été pensée comme un projet pilote, destiné à inspirer d’autres pays africains à adopter une approche similaire. Les trois axes majeurs de son engagement étaient :
• Lutte contre les maladies, l’ignorance et la pauvreté
• Accompagnement des populations vulnérables vers l’autonomisation économique
• Mise en place d’initiatives pour la préservation de l’environnement et du patrimoine culturel
Les premières grandes actions de l’OCD Comores
Entre 2005 et 2007, l’OCD a structuré des partenariats stratégiques avec les principaux acteurs du développement, en introduisant une vision pionnière de la coopération tripartite : Pouvoirs Publics - Secteurs Privés - Société Civile.
Dans le cadre de nos projets humanitaires, nous avons effectué plusieurs voyages de prospection et de mise en œuvre, notamment :
L’organisation a signé plusieurs protocoles d’accord et lancé des missions à l’étranger, notamment :
• 7 missions en Tanzanie
• 2 missions au Kenya
• 2 missions à l’Île Maurice
• Plusieurs missions en Belgique
• Plusieurs missions au Sénégal
• 2 missions en Mauritanie
• 2 missions au Mali
• 2 missions à l’Île de la Réunion
• 2 missions à Madagascar
• 4 missions au Burkina Faso
• 4 missions au Rwanda
• 1 mission en Angola
• 2 missions en Malaisie
• 2 missions au Pakistan
• 2 missions au Luxembourg
• Plusieurs missions en France et en Suisse
• Plusieurs missions à Mayotte
• Plusieurs missions en Côte d’Ivoire
• Plusieurs missions au Congo
• Plusieurs missions en Allemagne
• 3 missions à la Martinique
• 1 missions en Guadeloupe :
• 7 missions au Portugal
• 2 missions et foires à Algeciras, Andalousie, Espagne : 2 voyages
• 2 missions à Gujarat, Inde
• 2 missions Cachemire, Inde 
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Ces déplacements étaient essentiels pour évaluer les besoins locaux, établir des partenariats solides et assurer la réussite de nos initiatives sur le terrain.
Un autofinancement assumé : une indépendance totale
Il est fondamental de préciser que toutes ces missions ont été entièrement supportées par nos propres moyens financiers. Aucune subvention externe ni aide institutionnelle n’a été sollicitée.
Les personnes qui ont effectué ces missions étaient les trois fondateurs, qui ont investi leurs propres ressources financières et humaines dans la mise en œuvre des actions de l’OCD.
• Feu Wardat Monjoin Afandi : Co-fondatrice de l’OCD Comores - Vice-présidente et coordinatrice internationale, chef de projet. A occupé un rôle clé dans l’organisation et la coordination des missions
• Abou Saïd Mouine : Co-fondateur de l’OCD Comores - Coordinateur et président de l’OCD Comores - Acteur clé dans le développement des projets à l’international
• Karima Sandia Boina Mbwechezi : Fondatrice et présidente de l’OCD International Federalitude Suisse - Responsable du Pôle Social -Porteuse de la transformation de l’OCD en une ONG Courant de Pensée
La Fusion du courant de pensée Federalitude internationale avec l’ong OCD international a permis de créer Federalitude Suisse et de fusionner OCD international et federalitude Suisse : L’Apport de José Mene Berre
L’une des évolutions majeures de l’OCD International Federalitude Suisse a été sa fusion avec le concept de la Fédéralité Suisse, initié par José Mene Berre .
José Mene Berre est le concepteur du modèle de la Federalitude Internationale , qui repose sur une gouvernance partagée et une approche fédérale des initiatives de développement. Cette vision a trouvé un écho naturel avec la philosophie de l’OCD internationale , ce qui a conduit, quinze ans après la création de l’OCD Comores, à une fusion stratégique.
Pourquoi cette fusion ?
• Convergence des visions : Les deux structures partageaient les mêmes valeurs de coopération, d’autogestion et de gouvernance participative.
• Renforcement de la portée internationale : L’OCD a bénéficié d’une structuration juridique plus solide et d’une reconnaissance institutionnelle accrue.
• Création d’un véritable Courant de Pensée : La Fédéralité Suisse a apporté un cadre théorique et stratégique qui a permis à l’OCD de ne plus être uniquement une ONG, mais un espace de réflexion et d’action global.
C’est cette fusion qui a donné naissance à l’OCD International Federalitude Suisse, un modèle unique combinant action locale et vision globale, fondé sur l’autogestion, la solidarité et l’indépendance stratégique.

L’évolution vers une ONG Internationale et un Courant de Pensée
Aujourd’hui, l’OCD International Federalitude Suisse ne se limite plus aux actions humanitaires classiques. Elle s’affirme comme un laboratoire d’idées et un pôle de réflexion, influençant les politiques publiques et les modèles de développement durable.
Ce repositionnement stratégique a permis à l’OCD d’adopter un modèle basé sur l’autogestion et l’autofinancement, sans dépendre des gouvernements ni des institutions internationales. L’ONG s’est construite autour de trois principes fondateurs :
• Un modèle de gouvernance autonome, où chaque projet doit pouvoir fonctionner indépendamment des financements extérieurs.
• Une approche fédérale et coopérative, privilégiant la collaboration entre différentes structures locales et internationales.
• Une philosophie de Courant de Pensée, où l’OCD ne se limite plus à l’opérationnel, mais agit comme un espace de réflexion et d’innovation sociale et politique, influençant les politiques publiques et les modèles de développement durable.
Les fondements de l’auto-financement et de l’indépendance
L’un des aspects les plus marquants de l’évolution de l’OCD est son engagement envers l’auto-financement. Contrairement aux structures qui dépendent de subventions externes, l’OCD a toujours prôné un modèle où chaque initiative doit être capable de générer ses propres ressources.
Ce modèle, qui était déjà appliqué dès les premières missions aux Comores, s’est renforcé avec le temps grâce à des collaborations avec des magistrats, des juristes et des experts internationaux qui ont contribué à structurer les bases juridiques et économiques de l’organisation.
Conclusion : Un Modèle en Constante Évolution
L’histoire de l’OCD témoigne d’une progression naturelle, d’une ONG nationale vers une ONG internationale, puis vers un Courant de Pensée structuré. Chaque étape a été marquée par des défis, des réajustements, mais aussi par une continuité dans la vision : celle de l’autonomisation des populations, de l’innovation sociale et de la construction d’une gouvernance alternative et indépendante.
En s’inspirant des expériences passées et des enseignements tirés des missions initiales, l’OCD continue d’évoluer en s’appuyant sur son réseau d’acteurs engagés et sur une dynamique de réflexion collective, garantissant ainsi son impact sur le long terme.
Toutes ces missions ont été réalisées dans des secteurs bien spécifiques, répondant aux besoins des populations locales et s’intégrant dans une vision globale de développement durable et d’autonomisation.
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L’évolution vers une ONG Internationale et un Courant de Pensée
Au fil des années, l’OCD a évolué d’une organisation nationale à une structure internationale, en intégrant progressivement de nouveaux pays et en développant une approche transnationale du développement durable.
Cette transformation a abouti à la création de l’OCD International Federalitude Suisse, une ONG qui dépasse désormais le cadre traditionnel des organisations humanitaires pour s’affirmer comme un courant de pensée structurant et un laboratoire d’idées en matière de développement et de gouvernance.
Ce repositionnement stratégique a permis à l’OCD d’adopter un modèle basé sur l’autogestion et l’autofinancement, sans dépendre des gouvernements ni des institutions internationales. L’ONG s’est construite autour de trois principes fondateurs :
• Un modèle de gouvernance autonome, où chaque projet doit pouvoir fonctionner indépendamment des financements extérieurs.
• Une approche fédérale et coopérative, privilégiant la collaboration entre différentes structures locales et internationales.
• Une philosophie de Courant de Pensée, où l’OCD ne se limite plus à l’opérationnel, mais agit comme un espace de réflexion et d’innovation sociale et politique, influençant les politiques publiques et les modèles de développement durable.
Les fondements de l’auto-financement et de l’indépendance
L’un des aspects les plus marquants de l’évolution de l’OCD est son engagement envers l’auto-financement. Contrairement aux structures qui dépendent de subventions externes, l’OCD a toujours prôné un modèle où chaque initiative doit être capable de générer ses propres ressources.
Ce modèle, qui était déjà appliqué dès les premières missions aux Comores, s’est renforcé avec le temps grâce à des collaborations avec des magistrats, des juristes et des experts internationaux qui ont contribué à structurer les bases juridiques et économiques de l’organisation.
Aujourd’hui, l’OCD International Federalitude Suisse s’impose comme une organisation indépendante et résiliente, combinant expérience de terrain et vision stratégique mondiale, avec une approche fondée sur la solidarité, l’innovation sociale et l’indépendance politique.
Conclusion : Un modèle en constante évolution
L’histoire de l’OCD témoigne d’une progression naturelle, d’une ONG nationale vers une ONG internationale, puis vers un Courant de Pensée structuré. Chaque étape a été marquée par des défis, des réajustements, mais aussi par une continuité dans la vision : celle de l’autonomisation des populations, de l’innovation sociale et de la construction d’une gouvernance alternative et indépendante.
En s’inspirant des expériences passées et des enseignements tirés des missions initiales, l’OCD continue d’évoluer en s’appuyant sur son réseau d’acteurs engagés et sur une dynamique de réflexion collective, garantissant ainsi son impact sur le long terme.
Ali Soilihi Mtsachiwa :Un Héritage Révolutionnaire
Des Réformes Visionnaires
Dans les années 1970, Ali Soilihi a initié un programme révolutionnaire en seulement deux ans, basé sur l’autofinancement et l’autogestion, impliquant directement le peuple dans chaque décision et action. Ses réformes incluaient :
1. Autofinancement et autogestion : Bâtir une économie indépendante fondée sur les ressources locales.
2. Redistribution des terres : Offrir la propriété foncière aux paysans pour garantir leur autonomie.
3. Révolution agraire : Reprendre le contrôle des terres et combattre les inégalités héritées du colonialisme.
4. Développement des infrastructures : Construire routes, écoles, hôpitaux et marchés pour connecter les communautés.
5. Éducation technique et agricole : Former une jeunesse autonome, adaptée aux besoins locaux.
6. Égalité des genres : Nommer la première femme députée comorienne, un acte pionnier pour les droits des femmes.
La Participation des Jeunes et l’Hymne National
Dans ce contexte, les jeunes ont joué un rôle clé, affrontant des forces coloniales armées avec seulement des bâtons lors de manifestations. La majorité était alors fixée à 16 ans, permettant une forte implication de la jeunesse dans le processus révolutionnaire.
C’est également un jeune mineur, Abou Chihabi , qui a été choisi pour chanter l’hymne national, un moment symbolique marqué par la confiance d’Ali Soilihi envers les nouvelles générations.
D’une Voix Patriotique à un Engagement Révolutionnaire : Le Parcours de Abou Chihabi et Son Intégration à l’OCD International Federalitude Suisse
L’histoire d’Abou Chihabi, artiste engagé et fervent défenseur des valeurs révolutionnaires, est une trajectoire marquée par la passion, la résilience et l’engagement. Dès l’âge de 16 ans, il se distingue en interprétant l’hymne national, une voix qui résonne alors comme celle d’une jeunesse en quête d’identité et de reconnaissance. Mais son parcours ne s’arrête pas à cette expression patriotique. Rapidement, son art devient un vecteur de revendication sociale et politique, un instrument au service d’une révolution culturelle et idéologique.
Du Chant Patriotique à l’Engagement Révolutionnaire
Dès son adolescence, Abou Chihabi comprend le pouvoir des mots et de la musique dans la lutte pour la justice sociale. Ce qui n’était au départ qu’un simple hymne national devient progressivement une arme d’expression contre les oppressions, les injustices et les inégalités. Son style musical évolue, portant des messages engagés et dénonçant les dérives des systèmes en place, les abus des élites et l’exploitation des peuples.
Peu à peu, il se fait connaître comme “l’artiste de la Révolution”, une voix libre qui ose s’exprimer là où d’autres se taisent. Son art devient un outil de mobilisation, un moyen d’éveiller les consciences et de réunir les esprits autour d’un idéal de changement et de justice.
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L’Engagement au Sein de l’OCD International Federalitude Suisse
Le destin veut que, des années plus tard, Abou Chihabi croise la route de l’OCD International Federalitude Suisse. Après 30 ans d’engagement artistique et militant, il rejoint l’organisation en intégrant le Pôle Culturel, où il est aujourd’hui responsable des affaires culturelles.
Cette intégration n’est pas le fruit du hasard. Elle est le reflet d’un engagement commun autour de valeurs de solidarité, de justice et d’émancipation des peuples. Son rôle au sein de l’OCD est fondamental :
• Préserver la mémoire des luttes à travers l’expression artistique.
• Utiliser la culture comme levier de transformation sociale et comme outil de transmission des idéaux révolutionnaires.
• Soutenir et encourager les jeunes artistes engagés, en les aidant à structurer leur démarche artistique dans une perspective d’impact social et politique.
Malgré les années, Abou Chihabi est toujours disponible pour apporter sa contribution à l’organisation. Son esprit de solidarité demeure intact, et il continue à porter la voix de ceux qui luttent, à travers son art et ses engagements.
Un Engagement Qui Se Poursuit
Aujourd’hui, Abou Chihabi reste un symbole vivant de la fusion entre culture et résistance. De l’hymne national chanté à 16 ans à son rôle actuel au sein de l’OCD, son parcours témoigne de l’évolution d’un artiste qui a su faire de son art une arme pacifique pour défendre les opprimés.
Son histoire montre que la révolution ne se mène pas uniquement sur le terrain politique ou économique, mais aussi dans les esprits, les paroles et les mélodies. L’OCD International Federalitude Suisse et Abou Chihabi partagent ce même idéal : celui d’un monde où la culture et la pensée critique sont des piliers de la transformation sociale et politique.
Un engagement qui, après trois décennies, reste plus fort que jamais.
Combat Contre les Oppressions : Néocolonialisme et Néolibéralisme
Ali Soilihi a activement combattu :
- Le néocolonialisme, en refusant les ingérences des anciennes puissances coloniales.
- Le néolibéralisme, en rejetant les politiques économiques creusant les inégalités.
- La concentration des terres par des élites, favorisant une agriculture au service des communautés locales.
Un Leader Visionnaire des Coopérations Sud-Sud
Ali Soilihi a établi des partenariats stratégiques avec :
- Afrique de l’Est : Tanzanie, Mozambique et Kenya.
- Îles de l’Océan Indien : Madagascar, Maurice et Seychelles.
- Afrique de l’Ouest : Sénégal.
- Nouvelle-Calédonie : Soutien actif au Peuple Kanak pour leur autodétermination
Ali Soilihi mtsachiwa mongozi le guide les trois problèmes fondamentaux des Comoriens : l’autoproclamation, l’autosuffisance, l’instinct de survie et le désespoir
Ali Soilihi, au-delà de son programme de réforme révolutionnaire, avait une lecture psychologique et sociologique des blocages de la société comorienne. Il identifiait trois problèmes fondamentaux qu’il voyait comme des obstacles à la transformation de la nation. Ces problématiques reflétaient son analyse critique des comportements collectifs et des attitudes culturelles dominantes.
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1. L’autoproclamation
• Signification : ali Soilihi mtsachiwa le mongozi dénonçait la tendance des Comoriens à s’autoproclamer experts, chefs ou détenteurs de savoir sans compétence réelle, une attitude qu’il voyait comme un frein à l’humilité nécessaire pour progresser.
• Critique des élites et des traditions : Il voyait cette attitude dans les structures sociales traditionnelles, où des positions hiérarchiques étaient souvent basées sur la naissance (nobilités, clans) plutôt que sur le mérite ou l’effort.
• Solution prônée : Une société basée sur le mérite, la compétence et l’engagement concret, en remplacement des distinctions héritées ou symboliques.
2. L’autosuffisance illusoire
• Signification : Ali Soilihi Mtsachiwa le mongozi le guide fustigeait l’idée que les Comoriens se contentaient de peu ou s’illusionnaient sur leur autosuffisance économique, alors que le pays dépendait fortement de l’aide extérieure.
• Critique du système économique : Il pointait du doigt une économie de subsistance incapable de répondre aux besoins réels du pays. Les dépendances alimentaires et financières étaient en contradiction avec l’image d’autonomie que la population se donnait.
• Vision révolutionnaire : Promouvoir une véritable autosuffisance, notamment à travers l’agriculture locale, l’éducation, et la création d’une économie plus structurée et indépendante.
3. L’instinct de survie et le désespoir
• Signification : Soilihi observait que les Comoriens, acculés par la pauvreté et l’incertitude, développaient un instinct de survie qui les empêchait de rêver ou de se projeter dans l’avenir.
• Conséquence : Cette attitude, selon lui, conduisait à un immobilisme et à une incapacité collective de penser à long terme ou de prendre des risques pour un avenir meilleur.
• Solution proposée : Redonner de l’espoir à travers une éducation populaire, des réformes économiques et sociales justes, et un modèle de société basé sur la solidarité et l’égalité.
Une révolution contre la fatalité culturelle
Ali Soilihi percevait ces trois problèmes comme des manifestations d’un système socioculturel où la résignation face aux traditions, le poids du passé et l’absence de vision d’avenir enfermaient les Comoriens dans une stagnation permanente.
Ses réformes s’inscrivaient dans une lutte contre ces “maladies” :
- L’abolition des privilèges de l’aristocratie et des kabila visait à détruire les bases de l’autoproclamation injustifiée.
- La réforme agraire et la promotion de l’autosuffisance alimentaire cherchaient à remplacer l’illusion par une réalité tangible.
- L’éducation laïque et les initiatives sociales avaient pour but de transformer l’instinct de survie en un élan collectif vers le progrès.
Une vision inachevée mais toujours actuelle
Si son projet a été brutalement interrompu en 1978, la réflexion d d’Ali Soilihi Mtsachiwa mongozi le guide sur ces problématiques reste pertinente. Les défis qu’il a identifiés continuent de structurer, dans une certaine mesure, le débat politique et social aux Comores. Pour beaucoup, il demeure un visionnaire dont les idées, bien que radicales, méritent d’être réévaluées dans un contexte moderne.
De OCD Comores à OCD International : Une Expansion MondialeUne Naissance Locale
Fondée avec une mission claire, OCD Comores repose sur trois principes :
1. Autofinancement et autogestion, assurant une indépendance totale.
2. Respect des droits coutumiers, intégrant les traditions locales dans une vision universelle.
3. Renforcement de l’existant, soutenant les initiatives locales sans les remplacer.
La réforme agraire d’Ali Soilihi, président des Comores de 1975 à 1978, constitue l’une des mesures phares de son programme révolutionnaire visant à transformer la société comorienne. Inspirée par des idéaux socialistes, cette réforme visait à redistribuer les terres agricoles afin de réduire les inégalités sociales et économiques héritées de la période coloniale et des structures traditionnelles.
Contexte de la réforme
• Héritage colonial et féodal : Avant l’indépendance, les terres étaient souvent concentrées entre les mains de grandes familles ou d’élites locales, laissant une grande partie de la population rurale sans accès à des terres productives.
• Indépendance des Comores (1975) : Ali Soilihi, surnommé “le père de la Révolution comorienne”, voulait moderniser le pays et briser les structures traditionnelles qui freinaient le développement.
Objectifs principaux
1. Redistribution des terres : Nationalisation des terres non exploitées ou appartenant aux élites afin de les redistribuer aux paysans sans terre.
2. Promotion de la petite agriculture : Encourager une agriculture locale destinée à l’autosuffisance alimentaire, plutôt que l’exportation.
3. Collectivisation partielle : Création de coopératives agricoles pour optimiser l’exploitation des terres et renforcer la solidarité communautaire.
4. Modernisation agricole : Introduction de techniques modernes pour augmenter la productivité.
Mesures mises en œuvre
• Expropriation : Les grandes propriétés non exploitées ou mal gérées ont été expropriées.
• Redistribution équitable : Ces terres ont été redistribuées aux paysans sur la base de leurs besoins et de leur capacité à les cultiver.
• Encadrement des paysans : Les coopératives agricoles ont été mises en place pour fournir une assistance technique et des outils modernes.
Résultats et impacts
1. Réactions positives : Les paysans sans terre ont bénéficié d’un accès accru à la terre, améliorant leur situation économique.
2. Résistances locales : Les élites traditionnelles et les grandes familles, fortement impactées par cette réforme, ont opposé une résistance farouche. Cela a exacerbé les tensions politiques.
3. Problèmes structurels : Le manque de ressources financières, d’infrastructures et de personnel qualifié a limité les succès de la réforme.
4. Retour en arrière : Après l’assassinat d’Ali Soilihi en 1978, les politiques réformistes ont été abandonnées, et les anciennes structures foncières ont partiellement réapparu.
Héritage de la réforme
La réforme agraire d’Ali Soilihi reste un moment clé de l’histoire des Comores. Elle symbolise une tentative audacieuse de briser les inégalités structurelles et de moderniser une société profondément ancrée dans des traditions féodales. Toutefois, son impact a été limité par l’instabilité politique et la réticence des forces conservatrices.
En 2014, OCD International a fusionné avec Fédéralitude Internationale, fondée par José Mené Berre, donnant naissance à Fédéralitude Suisse.
Statuts et Antennes
Avant cette fusion, OCD International comptait déjà :
• Statuts officiels,
• 18 antennes actives, autonomes dans leurs actions locales.
Aujourd’hui, 24 antennes autonomes agissent dans plusieurs pays, chacune libre de solliciter des subventions ou financements locaux en conformité avec les lois de leur pays.
Modèle de Financement et Bénévolat
Un Modèle Transparent et Éthique
OCD ne transite pas de fonds internationaux. Ses financements proviennent exclusivement de :
• Ses membres,
• Bienfaiteurs,
• Dons locaux, adaptés aux besoins spécifiques des projets.
Toutes les actions reposent sur l’engagement volontaire de bénévoles, sans dépendance vis-à-vis des subventions extérieures.
Karima Sandia Boina Mbéchezi est issue de la famille Mboulihano, originaire de Chouani, dans la région de Hambou. Cette lignée, qui inclut également Ali Soilihi, symbolise 230 ans de résistance :
• 50 ans contre l’esclavagisme arabe,
• 50 ans contre l’impérialisme des puissances arabes,
• 150 ans contre le néocolonialisme occidental.
Avec 27 martyrs, la famille Mboulihano a marqué l’histoire par son engagement pour l’émancipation des peuples noirs autochtones.
Une Équipe Cosmopolite et Visionnaire
L’équipe d’OCD est composée de :
• Bénévoles et volontaires, intergénérationnels, pluridisciplinaires et plurilingues.
• Actifs dans 24 pays, ils œuvrent pour :
• Combattre la pauvreté humaine, qui va bien au-delà de la pauvreté matérielle.
• Promouvoir la dignité humaine et une autonomie durable.
Conclusion : Une Continuité Révolutionnaire et Mémoire Transgénérationnelle
L’ONG Courant de Pensée, OCD International Fédéralitude Suisse, incarne l’héritage vivant d’Ali Soilihi, leader visionnaire, et de Karima Sandia Boina Mbéchezi, sa nièce, engagée dans l’humanitaire dès l’âge de 16 ans. Désormais âgée de 50 ans, elle réaffirme son e
“Je ne compte pas abandonner ce combat. Je continuerai à œuvrer pour préparer nos descendants, nos héritiers, à porter cette mission jusqu’à mon dernier souffle.”
Ancrée dans l’histoire de la famille Mboulihano, originaire de Chouani, Hambou, l’organisation perpétue une philosophie de lutte collective et d’émancipation transgénérationnelle.
“La liberté d’un peuple commence par la cohésion de ses acteurs et le devoir de chacun d’assumer sa place dans le développement humain.”
En honorant les sacrifices des générations passées, OCD bâtit les bases d’un avenir durable et équitable pour les générations futures.
Écrit à Genève le 10 janvier 2025 par Karima Sandia Boina MBechezi
• Présidente-Fondatrice, Responsable du Pôle Social
• Sociothérapeute, Coach de vie, PNListe, Écrivaine, Généraliste en communication et écriture créative
• Spécialiste dans l’art de l’expression écrite appliquée
• Humaniste, militante, Formatrice des Apprentis-Droits de l’Homme
• Intervenante en Réliance, spécialisée en neurosciences (analyse transactionnelle, mémoire transgénérationnelle, communication non-verbale et non-violente)
• Spécialiste en Indice de Gravité de la Toxicomanie (IGT)
• Membre active du Mouvement Citoyen Genevois (MCG)
Contact
Adresse : Chemin de Maisonneuve, 12I, 1219 Châtelaine, Commune de Vernier, Canton de Genève, Suisse
Téléphone (WhatsApp) : +41 78 695 17 10
Email : ocdinternational.communication@gmail.com | sandiakarima@gmail.com
Site web :
• ocdinternationalfederalitudesuisse.ch
• federalitude.org
• sandhya-bibini-putri.blogspot.com
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