Hommage à une mémoire vivante des Comores • Ahmed Djabir, l’élégance de la discrétion et la force du lien
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Hommage à Ahmed Djabir Boina Mbafoumou – Une mémoire vivante des Comores
Le 15 février 2023, Ahmed Djabir Boina Mbafoumou, affectueusement appelé par ses proches Djabi ou encore papa Djaloud ou papa Koulthoum, s’est éteint à Marseille. Originaire de Mitsamiouli aux Comores, il laisse derrière lui un héritage d'une rare profondeur, alliant savoir, sagesse, humilité et service silencieux au bien commun.
Il était le mari de Suzanne Rivière, la fille aînée d’Adrien et de Kursam à Mitsamiouli, avec qui il forma un couple ancré dans les valeurs de transmission, de respect et de construction familiale. Ensemble, ils ont eu des enfants et des petits-enfants.
De par son parcours académique et diplomatique, il était scientifique de formation, agronome engagé, chercheur au Centre national de documentation et de recherche scientifique (CNDRS). Il a œuvré à la valorisation des ressources comoriennes, à la promotion d’un développement ancré dans la réalité locale et à la structuration d’un savoir partagé. Son expertise, empreinte de rigueur et d’humanité, faisait de lui une figure respectée autant dans les cercles institutionnels que dans la vie quotidienne.
Mais au-delà de la science, Ahmed Djabir fut aussi un homme de diplomatie. Nommé ambassadeur des Comores aux États-Unis, il a porté la voix de son pays avec distinction, incarnant une diplomatie de proximité, d’écoute et de valorisation de la culture comorienne sur la scène internationale. Son engagement était sobre mais profond, discret mais solide.
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Pour l’ONG Courant de pensée OCD Internationale – Fédéralitude Suisse, cet hommage est aussi celui d’un lien familial et spirituel. Par alliance, Ahmed Djabir était le beau-frère de Karima Sandia Boina MBechezi, Présidente-Fondatrice de l’organisation. En effet, sa femme n’est autre que la sœur biologique de Jean-Marie Rivière, le mari de la grande sœur biologique — de même mère et même père — de Karima Sandia. Son influence, son regard, sa bienveillance et sa posture d’homme juste ont profondément inspiré les orientations humanistes de l’ONG. Dans l’ombre, il a été un phare silencieux, un témoin du vivre-ensemble, un passeur d’éthique.
Dans les témoignages, nombreux sont ceux qui ont évoqué sa douceur naturelle, son attachement indéfectible à Mitsamiouli, et la chaleur humaine qu’il diffusait autour de lui sans jamais chercher à se mettre en avant. Surnommé “Djabi” par les siens, il était pour beaucoup un confident, une mémoire vivante, un homme de parole tenue.
Son départ est une perte immense pour la famille, pour sa communauté, et pour le pays. Mais son empreinte reste. Par ses enfants, par celles et ceux qu’il a formés, conseillés ou inspirés. Par les valeurs qu’il portait et qu’il nous appartient de faire vivre.
À travers cet hommage, nous voulons rappeler qu’un homme comme Ahmed Djabir ne meurt jamais tout à fait. Il vit à travers les engagements qu’il a suscités, les semences qu’il a plantées, les ponts qu’il a bâtis.
Puisse sa mémoire nous guider dans notre devoir d’humanité.
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Pour l’ONG OCD Internationale – Fédéralitude Suisse,
Karima Sandia Boina MBechezi
Présidente-Fondatrice et responsable du pôle social.
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