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Saïd Saïd Hachim : La Voix de la Prévention à Mayotte Réduite au Silence Pendant des Décennies – Les Cyclones, l’Érosion, les Catastrophes Naturelles et la Dégradation Urbaine Prouvent Qu’il Avait Raison

Publié le

Une Analyse Approfondie Portée par Karima Sandia Boina MBechezi, Présidente-Fondatrice et responsable du pôle social de l’ONG courant de pensée OCD International Federalitude Suisse

d’une Vision Longtemps Ignorée, Aujourd’hui Confirmée

Depuis des décennies, Saïd Saïd Hachim alerte sur les vulnérabilités environnementales de Mayotte, une île soumise à une pression croissante du changement climatique, de l’urbanisation anarchique et de l’érosion de ses écosystèmes. Géographe visionnaire, il a sans relâche dénoncé les risques liés aux constructions précaires, aux déforestations incontrôlées, et aux conséquences du dérèglement climatique sur le littoral mahorais. Pourtant, ses avertissements ont été marginalisés, souvent perçus comme alarmistes.

Aujourd’hui, les événements extrêmes récents donnent raison à ses analyses : les cyclones Chido et Kilacité, la montée des eaux, les érosions côtières, les effondrements de terrains et les feux de forêt ne sont plus des menaces hypothétiques, mais des réalités destructrices. Ces catastrophes confirment que Mayotte est au bord d’un basculement environnemental, rendu plus critique encore par l’inaction politique et le manque d’anticipation des autorités. Ce constat soulève une question essentielle : comment transformer les alertes de Saïd Saïd Hachim en véritables stratégies de résilience pour l’île ?

En tant que sociothérapeute,  technicienne en Pnl ( programmation neurolinguistique) coach de vie, , analyste transgénérationnelle, experte en communication non-violente et en analyse transactionnelle, mon approche s’appuie sur une compréhension globale et interdisciplinaire des crises, qu’elles soient environnementales, humaines ou sociétales. Formatrice en droits de l’homme et présidente du pôle social d’OCD International Federalitude Suisse, je perçois son engagement comme un modèle de conscience préventive et de transmission de savoir essentiel. À travers cette analyse approfondie, nous explorerons les dimensions de ses mises en garde, l’impact de leur négligence, et la nécessité d’un changement profond dans la gouvernance des risques naturels à Mayotte.

1. Un Cri d’Alerte Ignoré Pendant des Décennies

(Expliquer comment, depuis plusieurs décennies, Saïd Saïd Hachim a analysé et anticipé les catastrophes actuelles, mais que ses recommandations n’ont pas été suivies.)

2. Les Événements Climatiques Récents : Une Validation Tragique de ses Analyses

(Décrire comment les cyclones Chido et Kilacité, l’érosion côtière et les autres catastrophes ont confirmé ses prévisions.)

3. L’Importance d’une Politique de Résilience et de Prévention

(Proposer des solutions inspirées de son travail et d’autres stratégies globales de gestion des risques.)

4. Une Vision Holistique pour l’Avenir de Mayotte

(Articuler une approche multidisciplinaire, incluant la sociothérapie, la formation des populations et la mise en place d’un cadre politique plus responsable.)

Cette introduction pose les bases d’une réflexion plus approfondie sur le rôle des experts dans la gestion des crises, et sur l’urgence d’intégrer les savoirs scientifiques à la prise de décision politique. Il est temps de passer d’une logique de réaction à une véritable culture de prévention, et l’œuvre de Saïd Saïd Hachim doit être au cœur de cette transformation.

Pourquoi Écouter Nos Experts ?

Dans une époque où les crises écologiques, politiques et sociales se multiplient, il est essentiel de donner la parole aux experts locaux, ceux qui connaissent le terrain, la culture, les réalités socio-économiques et les risques inhérents à leur territoire.

Nous vivons une ère de chaos maîtrisable, mais seulement si nous décidons de valoriser le savoir et l’anticipation plutôt que l’improvisation et l’inaction.

Le géographe Said Said Hachim, spécialiste des risques naturels à Mayotte, est l’une de ces voix qu’il faut écouter.

Il a alerté, il a écrit, il a expliqué et proposé des solutions, mais son travail est resté lettre morte.

Pourquoi ?
    •    Parce que nous avons pris l’habitude de réagir aux catastrophes plutôt que de les prévenir.
    •    Parce que nous avons oublié que l’histoire est un cycle qui se répète si nous n’en tirons pas les leçons.
    •    Parce que nous avons relégué nos experts au second plan, les condamnant à des discours vains face à une gestion politique inefficace.

Il est temps d’inverser cette tendance.

Mayotte ne peut plus se permettre de continuer à subir sans agir.

L’analyse qui suit est un hommage et une mise en lumière du travail de Said Said Hachim, afin que son savoir ne soit pas perdu, et que sa vision serve à bâtir un avenir plus sûr pour Mayotte.

Said Said Hachim : Un Géographe Visionnaire et un Lanceur d’Alerte Incompris

Il y a deux types de scientifiques :
    1.    Ceux qui se contentent d’analyser les données sans se confronter à la réalité du terrain.
    2.    Ceux qui vivent leur recherche, s’immergent dans les problématiques et défendent les solutions jusqu’au bout, quitte à déranger.

Said Said Hachim appartient à la seconde catégorie.

    “Il fallait s’y attendre.”

Cette phrase résume à elle seule le combat qu’il mène depuis des années :
    •    Prévenir les risques
    •    Éveiller les consciences
    •    Exiger une gestion cohérente et responsable

Mais quel a été le résultat de ses avertissements ?

Un silence assourdissant.

Pourquoi ?
    •    Parce que prévenir coûte plus cher politiquement que réparer.
    •    Parce que les catastrophes permettent aux États et aux collectivités d’agir dans l’urgence et de débloquer des fonds “exceptionnels”, au lieu de mettre en place une stratégie durable et réfléchie.

Et pourtant, tout était prévisible.

Un Cyclone, Deux Époques : Le Chido de 1934 et Celui de 2024

L’histoire est un cycle, et la mémoire transgénérationnelle est un outil puissant pour comprendre nos erreurs et éviter de les répéter.

    “Le cyclone Chido de 2024 aurait dû être une leçon tirée de celui de 1934.”

Le 14 décembre 2024, le cyclone Chido a ravagé Mayotte et les îles de l’archipel des Comores, avec des vents dépassant les 220 km/h.

Exactement 90 ans plus tôt, en 1934, un cyclone similaire avait frappé ces mêmes terres, causant des pertes humaines et des destructions massives.

Qu’a-t-on appris depuis 90 ans ?

Rien.

Les mêmes erreurs se répètent :
    •    L’urbanisation anarchique a aggravé les inondations.
    •    Le manque d’entretien des infrastructures a rendu l’île encore plus vulnérable.
    •    L’absence de plans d’évacuation clairs a mis en danger des milliers de vies.

Si la mémoire transgénérationnelle avait été intégrée dans les politiques publiques, nous aurions anticipé, adapté et protégé.

Mais une fois encore, nous avons attendu que le drame se produise avant de réagir.

L’Inaction Politique : Une Bombe à Retardement

    “Mayotte n’a pas un problème de dimensionnement des ouvrages hydrauliques, mais un problème d’entretien et d’anticipation.”

Le 14 juin 2024, Said Said Hachim dénonçait déjà :
    •    L’absence d’un plan d’aménagement territorial clair.
    •    Le manque de coordination entre les autorités.
    •    La lenteur des décisions face aux urgences environnementales.

Aujourd’hui, ces avertissements résonnent comme un écho tragique.

🔗 Source : “Le géographe Said Said Hachim dénonce ‘une politique du chaos’ sur la gestion des risques naturels à Mayotte”

Des Conséquences en Chaîne : Du Cyclone aux Feux de Forêt

    “Chaque catastrophe en alimente une autre. C’est un effet domino.”

Les cyclones ne sont pas les seules menaces qui pèsent sur Mayotte.

Les feux de forêt sont un autre exemple des effets en chaîne de l’inaction.

Pourquoi y a-t-il plus d’incendies après les cyclones ?
    •    La sécheresse provoquée par la déforestation.
    •    L’érosion des sols, qui réduit la capacité des terres à retenir l’eau.
    •    L’accumulation de débris végétaux, qui devient du carburant pour les flammes.

    “Quand il n’y a pas de cap, on navigue à vue. Et à Mayotte, nous sommes en plein brouillard.”

🔗 Source : “Face à la montée des eaux : soit on fuit, soit on s’adapte, selon le géographe Said Said Hachim”

Une Leçon de PNL : Rompre le Cercle Vicieux

En PNL (Programmation Neuro-Linguistique), on parle de boucles d’ancrage négatif :

    “On s’habitue à subir. On s’habitue à voir l’eau monter, les routes s’effondrer, les forêts partir en fumée. On s’habitue à attendre que les secours arrivent au lieu de prévenir le drame.”

Mais il est temps de briser cette boucle.

    “Nous sommes le pouvoir et l’histoire aussi.”

L’expertise locale existe, les solutions sont là, mais encore faut-il les appliquer.

L’Urgence d’un Véritable Changement

La question est simple :

    “Continuera-t-on à attendre la prochaine catastrophe pour se réveiller ?”

Les analyses et mises en garde de Saïd Saïd Hachim concernant les risques climatiques et environnementaux à Mayotte peuvent être directement rattachées à plusieurs articles des droits de l’homme, notamment en lien avec le droit à un environnement sain, le droit à la vie, le droit à un logement décent et le droit à la protection contre les catastrophes naturelles. Voici les principaux articles et conventions qui encadrent ces droits :

1. Le Droit à un Environnement Sain et à la Protection Contre les Catastrophes
    •    Article 1 de la Déclaration Universelle des Droits de l’Homme (DUDH, 1948)
“Tous les êtres humains naissent libres et égaux en dignité et en droits.”
→ Saïd Saïd Hachim défend l’idée que tous les Mahorais doivent bénéficier des mêmes protections face aux risques naturels, sans distinction de statut social ou économique.
    •    Article 25 de la DUDH
“Toute personne a droit à un niveau de vie suffisant pour assurer sa santé, son bien-être et ceux de sa famille, notamment pour l’alimentation, l’habillement, le logement, les soins médicaux ainsi que pour les services sociaux nécessaires.”
→ L’inaction face aux catastrophes naturelles viole ce droit, car les infrastructures défaillantes et l’absence de prévention mettent en danger des milliers de Mahorais, notamment les plus précaires.
    •    Article 11 du Pacte International relatif aux Droits Économiques, Sociaux et Culturels (PIDESC, 1966)
“Les États parties reconnaissent le droit de toute personne à un niveau de vie suffisant (…), y compris à un logement suffisant, et s’engagent à prendre les mesures appropriées pour assurer la réalisation de ce droit.”
→ Les constructions précaires et l’absence de planification urbaine, souvent dénoncées par Saïd Saïd Hachim, constituent une violation de cet article.


    •    Principe 1 de la Déclaration de Rio sur l’environnement et le développement (1992)
“Les êtres humains sont au centre des préoccupations relatives au développement durable. Ils ont droit à une vie saine et productive en harmonie avec la nature.”
→ Mayotte étant un territoire soumis à de fortes pressions environnementales, l’État français a l’obligation de préserver son écosystème pour garantir la sécurité et le bien-être de ses habitants.
    •    Article 1 de l’Accord de Paris sur le Climat (2015)
“Reconnaissant que le changement climatique est une préoccupation commune à l’humanité (…), il est impératif de respecter, promouvoir et prendre en considération les droits de l’homme.”
→ L’inaction face aux cyclones Chido et Kilacité, et plus largement aux changements climatiques, constitue une violation du droit international sur l’environnement.

2. Le Droit à la Protection et à la Sécurité des Populations
    •    Article 3 de la DUDH
“Tout individu a droit à la vie, à la liberté et à la sûreté de sa personne.”
→ Lorsque les autorités n’anticipent pas les risques naturels et ne prennent pas les mesures nécessaires pour protéger les populations, elles mettent en péril le droit fondamental à la vie et à la sécurité.
    •    Article 6 du Pacte International relatif aux Droits Civils et Politiques (PIDCP, 1966)
“Le droit à la vie est inhérent à la personne humaine. Ce droit doit être protégé par la loi. Nul ne peut être arbitrairement privé de la vie.”
→ Mayotte étant une région vulnérable aux cyclones et aux inondations, ne pas agir face aux alertes de Saïd Saïd Hachim expose les citoyens à des pertes de vies humaines évitables.

2. Le Droit à la Protection et à la Sécurité des Populations (Suite)
    •    Convention Internationale sur la Réduction des Risques de Catastrophes (Cadre de Sendai, 2015)
“Les États doivent veiller à ce que les politiques de prévention des catastrophes naturelles et de résilience aux risques soient intégrées dans les stratégies de développement.”
→ L’absence d’une politique de prévention efficace à Mayotte va à l’encontre des principes du Cadre de Sendai, qui impose aux États d’adopter des mesures concrètes pour protéger leurs populations face aux catastrophes naturelles.
    •    Article 16 de la Charte Africaine des Droits de l’Homme et des Peuples (1981)
“Toute personne a le droit de jouir du meilleur état de santé physique et mentale possible. Les États doivent prendre les mesures nécessaires pour protéger la santé de leurs populations.”
→ L’impact des catastrophes naturelles sur la santé publique (maladies, stress post-traumatique, précarité alimentaire) constitue une violation du droit à la santé, si aucune action n’est prise pour minimiser les risques.

3. Le Droit à une Gouvernance Responsable et Transparente
    •    Article 21 de la Déclaration Universelle des Droits de l’Homme (DUDH, 1948)
“Toute personne a le droit de prendre part à la direction des affaires publiques de son pays, directement ou par l’intermédiaire de représentants librement choisis.”
→ En dénonçant l’inaction des autorités locales et nationales, Saïd Saïd Hachim défend le droit des citoyens à être entendus et à exiger une gouvernance responsable face aux crises environnementales.

    •    Article 13 de la Convention d’Aarhus (1998)
“Les États doivent garantir l’accès des citoyens à l’information environnementale et leur permettre de participer aux décisions ayant un impact sur l’environnement.”
→ L’absence d’une communication claire sur les risques naturels constitue une entrave au droit à l’information, ce qui empêche les citoyens de prendre des décisions éclairées sur leur sécurité.

    •    Principe 10 de la Déclaration de Rio sur l’Environnement et le Développement (1992)
“La meilleure façon de traiter les questions d’environnement est d’assurer la participation de tous les citoyens concernés au niveau qui convient.”
→ Saïd Saïd Hachim plaide pour une prise en compte des réalités locales et des savoirs scientifiques dans la gestion des risques, une approche qui s’aligne sur ce principe international.

4. Le Droit au Logement et à un Cadre de Vie Sécurisé
    •    Article 11.1 du Pacte International relatif aux Droits Économiques, Sociaux et Culturels (PIDESC, 1966)
“Les États parties reconnaissent le droit de toute personne à un niveau de vie suffisant, y compris à un logement suffisant, et s’engagent à prendre des mesures appropriées pour assurer la réalisation de ce droit.”
→ À Mayotte, de nombreuses habitations précaires sont exposées aux inondations et aux effondrements, ce qui viole ce droit fondamental en mettant en danger la vie des habitants.
    •    Article 31 de la Charte Sociale Européenne (révisée en 1996)
“Toute personne a droit à un logement de qualité, suffisant et abordable.”
→ L’urbanisation mal contrôlée à Mayotte et l’implantation de zones d’habitat dans des espaces à risque montrent l’inaction des autorités face à la protection des citoyens.

Une Lutte pour les Droits Fondamentaux

L’analyse de Saïd Saïd Hachim sur les vulnérabilités environnementales de Mayotte ne se limite pas à une approche scientifique : elle s’inscrit pleinement dans la défense des droits fondamentaux. Son engagement rejoint plusieurs textes internationaux relatifs aux droits humains, à la protection de l’environnement, à la sécurité des populations et à la bonne gouvernance.

Son travail souligne que ne pas agir face aux risques naturels, c’est violer des droits essentiels : le droit à la vie, à la santé, à un environnement sain, à un logement sécurisé et à une information transparente. En tant qu’expert en droits de l’homme, je soutiens une approche intégrée, où les politiques publiques doivent impérativement tenir compte des savoirs scientifiques pour assurer une protection effective et durable des populations.

L’urgence est là, et les événements récents confirment tragiquement la justesse des analyses de Saïd Saïd Hachim. Il est indispensable que les autorités, la société civile et les experts travaillent ensemble pour transformer ces avertissements en actions concrètes, afin que les droits des Mahorais ne soient plus sacrifiés sur l’autel de l’inaction et du court-termisme.

Écrit à Genève le 2 Février 2025 par Karima Sandia Boina MBechezi


📍 Présidente-Fondatrice, Responsable du Pôle Social
📚 Sociothérapeute, Coach de vie, PNListe, Écrivaine
🗣 Spécialiste en communication et écriture créative
✊ Humaniste, militante, Formatrice des Apprentis-Droits de l’Homme
🧠 Intervenante en Réliance, spécialisée en neurosciences (analyse transactionnelle, mémoire transgénérationnelle, communication non-verbale et non-violente)
📊 Spécialiste en Indice de Gravité de la Toxicomanie (IGT)
👥 Membre active du Mouvement Citoyen Genevois (MCG)

📱 Téléphone (WhatsApp) : +41 78 695 17 10
✉️ Email : ocdinternational.communication@gmail.com | sandiakarima@gmail.com
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    •    federalitude.org
    •    sandhya-bibini-putri.blogspot.com

🎥 Vidéo : “Zakwéli : Said Said Hachim, géographe”

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