Mayotte, À la Croisée des Chemins, Au Cœur de l’Océan Indien : Une Île Aux Ressources Inépuisables et Sous-Finances, Aux Ambitions Brisées, Délaissée Par Une France Qui Fait de l’Abandon un Jeu Géopolitique, Exploitant la Misère Pour Servir Ses Intérêts Stratégiques, Face à une Souffrance Amplifiée Par le Cyclone Chido.
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Le Sénateur Saïd Omar Oili : Un Acte de Résistance Politique en Quête de Justice
Le 21 décembre 2024, Saïd Omar Oili, sénateur de Mayotte, a demandé la création d’une commission d’enquête sur la gestion du cyclone Chido, une catastrophe naturelle qui a ravagé Mayotte et mis en évidence les failles de l’État dans les territoires ultramarins. Lorsque son groupe politique, le RDPI, a refusé de soutenir cette initiative, il a pris une décision historique et audacieuse : poser sa démission. Ce geste fort, bien qu’isolant, symbolise une quête de justice et marque un tournant dans la manière de défendre les intérêts d’un territoire souvent marginalisé.
Le 24 janvier 2025, Saïd Omar Oili annonce officiellement son départ du RDPI. Ce choix courageux, motivé par le refus de soutenir une enquête sur une crise qualifiée par le Premier ministre de “plus grande catastrophe pour la France depuis la Seconde Guerre mondiale”, illustre une volonté inébranlable de mettre en lumière les réalités de Mayotte.
Une Décision Courageuse ou un Appel à la Révolte des Marges ?
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Pourquoi un sénateur ultramarin et des pays d’outre-mer décide-t-il de rompre avec son groupe parlementaire ? Ce choix reflète une urgence : celle de répondre à une crise profonde et d’exiger justice pour les Mahorais. Par son acte, Saïd Omar Oili refuse de se plier à une logique politique qu’il juge incompatible avec l’intérêt de son territoire.
Ce départ met en lumière un problème systémique : le sentiment d’abandon des territoires ultramarins par le pouvoir central. En quittant le RDPI, le sénateur interpelle la conscience collective sur la place et la reconnaissance des ultramarins dans une République souvent perçue comme trop centralisée et peu attentive aux réalités locales.
Transparence ou Marginalisation : Pourquoi une Commission d’Enquête Était Essentielle?
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La demande d’une commission d’enquête formulée par le sénateur Saïd Omar Oili n’était pas un simple acte symbolique. Elle reflétait une nécessité vitale :
• Responsabiliser les institutions nationales face aux crises naturelles, particulièrement fréquentes et graves dans les territoires ultramarins.
• Améliorer les dispositifs de prévention et de gestion des catastrophes, pour protéger des vies et renforcer la résilience des territoires.
Le rejet de cette initiative par le RDPI a renforcé le sentiment d’injustice profondément ressenti par la population mahoraise. En rejetant cette demande, le groupe a indirectement contribué à l’invisibilisation des réalités locales, créant un fossé encore plus grand entre Mayotte et l’État central.
Quitter le RDPI : Une Posture de Résilience ou une Rupture Risquée ?
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La démission de Saïd Omar Oili du RDPI n’est pas seulement un acte politique : c’est un cri de protestation contre l’immobilisme institutionnel. Bien que courageuse, cette décision comporte des risques majeurs :
• Isolement politique : En quittant son groupe, le sénateur perd des ressources et des appuis stratégiques essentiels à l’action parlementaire.
• Répercussions locales : Les attentes des électeurs pourraient peser lourdement sur ses épaules, augmentant la pression pour des résultats concrets.
Cependant, ce choix ouvre également des perspectives positives :
• Une mobilisation accrue des citoyens : En prenant une position forte, le sénateur a su capter l’attention du public et sensibiliser davantage aux enjeux locaux.
• La possibilité de nouvelles alliances : Ce départ pourrait l’amener à collaborer avec d’autres élus ultramarins ou des organisations partageant sa vision.
Mémoire Transgénérationnelle : Mayotte et le Poids de l’Histoire
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L’acte de Saïd Omar Oili ne peut être pleinement compris sans examiner l’histoire de Mayotte, marquée par l’exclusion et la marginalisation. En tant que territoire ultramarin, Mayotte porte les stigmates d’une colonisation et d’un développement inégal qui continuent de peser sur son identité collective.
Le sénateur, par son geste, tente de :
• Rompre le cycle de l’oubli : En demandant des comptes, il rappelle que chaque vie mahoraise a une valeur inestimable.
• Valoriser la mémoire collective : En exigeant des réponses, il inscrit son action dans une continuité historique qui refuse l’effacement des injustices subies.
Une Politique de Réelliance : Est-ce le Modèle à Suivre ?
La démarche du sénateur met en lumière un problème récurrent dans la politique française : la déconnexion entre les élus et les citoyens. Trop souvent, les institutions politiques ignorent les besoins spécifiques des territoires éloignés.
Saïd Omar Oili propose une alternative : une politique de réelliance, où :
• Les élus reconnectent les institutions aux réalités locales.
• La responsabilité individuelle prime sur les directives partisanes.
Leçons de Courage et d’Intégrité en Politique
En démissionnant du RDPI, Saïd Omar Oili incarne un modèle de politique intègre et courageuse. Sa démarche doit inspirer :
• Les autres élus, pour qu’ils placent l’intérêt collectif au-dessus des ambitions personnelles.
• Les citoyens, pour qu’ils soutiennent activement les leaders prêts à défendre leurs droits.
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Mayotte : Une Île à la Croisée des Chemins
Mayotte fait face à des défis colossaux : pauvreté, précarité, catastrophes naturelles et sentiment d’abandon. L’acte de Saïd Omar Oili est une invitation à repenser la place de ce territoire dans la République. Il rappelle que :
• La politique doit être un outil de justice sociale et de progrès collectif.
• Les territoires marginalisés méritent une reconnaissance réelle, au-delà des discours.
Mayotte : Une île déchirée entre Andriantsouli, les Bantu et Marianne – Adoptions croisées ou intérêts calculés ?
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Mayotte, ce joyau de l’océan Indien, porte en elle un héritage multiple et complexe. Tour à tour enfant du sultan Andriantsouli, des peuples Bantu et de la République française incarnée par Marianne, elle oscille entre des fidélités ancestrales et des promesses institutionnelles souvent non tenues. En choisissant de rester française en 1975, contre la voie suivie par ses îles-sœurs comoriennes, Mayotte a fait preuve d’une loyauté qui, aujourd’hui encore, semble questionnée. Cette île est-elle un enfant adopté par amour ou par intérêt ? Et ses ancêtres, d’où qu’ils viennent, peuvent-ils encore lui offrir la protection et la dignité qu’elle mérite ?
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Une rupture historique : du sultan Andriantsouli à la République française
En 1841, le sultan Andriantsouli cède Mayotte à la France par traité, inscrivant l’île dans une histoire qui la séparera de ses sœurs comoriennes. Ce choix, interprété comme stratégique, a souvent été perçu comme une rupture avec les traditions comoriennes et une trahison des ancêtres qui voyaient l’archipel comme une unité inséparable.
L’histoire se répète en 1975, lorsque l’Union des Comores accède à l’indépendance. Mayotte, par référendum, choisit de rester française. Cette décision, confirmée par le référendum de 1976, fut déclarée nulle par la résolution 31/4 de l’Assemblée générale des Nations unies. Selon l’ONU, le principe d’intangibilité des frontières coloniales aurait dû prévaloir. Pourtant, en 2011, Mayotte devient officiellement le 101ᵉ département français, et en 2014, elle rejoint l’Union européenne en tant que région ultrapériphérique (RUP), accédant ainsi aux fonds prévus par les articles 174 et 349 du Traité sur le fonctionnement de l’Union européenne (TFUE).
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Les ancêtres oubliés : les Bantu et les droits coutumiers
Bien avant l’arrivée des colonisateurs, Mayotte était peuplée par les Bantu, qui y apportèrent leurs traditions, leurs langues et leurs rites. Cet héritage demeure vivant dans les danses traditionnelles, les cérémonies et la spiritualité, mais il reste largement absent du cadre juridique et politique.
Contrairement à d’autres territoires comme la Nouvelle-Calédonie, où les droits coutumiers Kanaks sont reconnus, Mayotte ne bénéficie pas d’une telle reconnaissance. Pourtant, intégrer les mémoires et pratiques ancestrales dans le système juridique pourrait offrir une base pour réconcilier modernité et traditions. Est-ce par négligence ou par calcul que cet héritage ancestral n’a jamais été pleinement intégré ?
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Droits bafoués : promesses non tenues et fractures sociales
Malgré son statut de département français et de région européenne, Mayotte demeure confrontée à de graves violations de droits fondamentaux, soulignant un décalage entre les promesses faites et la réalité vécue :
1. Contrôles d’identité généralisés
• Ces pratiques, validées par le Conseil constitutionnel en 2022, heurtent l’article 2 de la Déclaration des droits de l’Homme et du citoyen (1789), qui garantit la liberté individuelle.
2. Un droit à l’éducation inexistant pour certains
• Les écoles saturées bafouent l’article 26 de la Déclaration universelle des droits de l’Homme (1948) et l’article 28 de la Convention internationale des droits de l’enfant (1989).
3. Conditions carcérales inhumaines
• La surpopulation carcérale dépasse 200 %, violant l’article 3 de la Convention européenne des droits de l’Homme (CEDH), qui interdit les traitements inhumains ou dégradants.
4. Expropriation des terres
• Les politiques d’expropriation contreviennent à l’article 17 de la Déclaration universelle des droits de l’Homme (1948), protégeant le droit de propriété.
5. Un niveau de vie insuffisant
• L’absence d’accès à l’eau potable et au logement viole l’article 11 du Pacte international relatif aux droits économiques, sociaux et culturels (1966).
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Géopolitique et richesses naturelles : entre bénédiction et malédiction
Mayotte est assise sur des richesses naturelles inestimables : gisements de gaz et de pétrole, plantations d’ylang-ylang, plages où pondent les tortues marines protégées. Pourtant, ces trésors demeurent sous-exploités, alors même qu’ils pourraient transformer l’économie locale. Le statut de région ultrapériphérique devait offrir à Mayotte une place stratégique au sein de l’Union européenne. Mais les fonds européens peinent à améliorer le quotidien des Mahorais.
Sur le plan géopolitique, Mayotte reste un point de friction. Les revendications comoriennes, soutenues par l’ONU, laissent planer un doute sur la stabilité de son statut. La France, quant à elle, semble osciller entre protection stratégique et désengagement sur les questions sociales.
Un amour d’adoption ou un intérêt stratégique ?
En restant française, Mayotte a choisi un amour d’adoption. Mais la France a-t-elle adopté Mayotte avec la même sincérité ? Ou bien cet amour est-il dicté par des intérêts géostratégiques, comme la position de l’île dans l’océan Indien et ses ressources potentielles ? L’adoption d’un enfant doit s’accompagner de soins, de respect et de reconnaissance. En est-il ainsi pour Mayotte ? Ou bien l’île est-elle l’enfant oublié d’une République qui l’a marginalisée après l’avoir accueillie ?
Et maintenant : Mayotte, île en quête de réconciliation
Mayotte se trouve à un carrefour crucial. Entre ses ancêtres Bantu, son passé comorien et son appartenance française, elle cherche encore à définir son identité et à obtenir la justice qu’elle mérite. La reconnaissance des droits coutumiers, l’intégration des mémoires ancestrales et le respect des droits fondamentaux pourraient offrir à Mayotte une voie vers la réconciliation.
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Mais la question demeure : Mayotte, enfant adoptée de Marianne, trouvera-t-elle un jour sa place, ou restera-t-elle à jamais dans l’ombre de ses ancêtres et des promesses non tenues ?
Le départ de Saïd Omar Oili : un tournant pour Mayotte
La démission de Saïd Omar Oili dépasse la sphère politique. Elle symbolise une quête de justice et de reconnaissance pour les Mahorais. Ce geste marque-t-il le début d’une transformation politique durable pour les territoires ultramarins, ou restera-t-il un acte isolé dans un système rigide ?
En effet, en annonçant sa démission du RDPI soulignant l’importance de rester fidèle à ses principes fondamentaux de défendre les intérêts de Mayotte. Ce moment crucial restera gravé comme une étape cruciale dans la lutte pour une meilleure reconnaissance de Mayotte, mais des des territoires d’outre -mer et des pays ultramarins.
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Quelle est la différence entre les pays ultramarins et les pays d’outre-mer?
Les termes “pays ultramarins” et “pays d’outre-mer” désignent des territoires situés au-delà des mers, mais leur signification varie selon le contexte :
• Pays ultramarins : États souverains situés hors du continent principal de leur région géographique.
• Pays d’outre-mer : Territoires dépendant administrativement d’une puissance métropolitaine.
Une distinction reflétant des enjeux géographiques, géopolitiques, géostratégiques et historiques
Pays ultramarins : Ces pays indépendants se répartissent en trois grandes régions.
• Océan Indien : Madagascar, Seychelles, Maldives, Comores, Maurice.
• Caraïbes : Haïti, Jamaïque, Barbade, Trinité-et-Tobago, Saint-Kitts-et-Nevis, Dominique, Sainte-Lucie, Saint-Vincent-et-les-Grenadines, Grenade, Antigua-et-Barbuda, Bahamas, Cuba.
• Océanie : Fidji, Vanuatu, Samoa, Kiribati, Nauru, Tonga, Tuvalu, Papouasie-Nouvelle-Guinée, Îles Salomon, Micronésie, Palaos, Îles Marshall.
Pays ou territoires d’outre-mer : Ces territoires dépendent administrativement de puissances étrangères.
• France :
• DROM : Guadeloupe, Martinique, Guyane, La Réunion, Mayotte.
• COM : Saint-Pierre-et-Miquelon, Saint-Barthélemy, Saint-Martin, Polynésie française, Wallis-et-Futuna.
• Autres : Nouvelle-Calédonie, Terres australes et antarctiques françaises (TAAF), Îles Éparses.
• Royaume-Uni : Bermudes, Gibraltar, Îles Caïmans, Montserrat, Îles Falkland, Îles Turques-et-Caïques, Anguilla, Îles Vierges britanniques, Sainte-Hélène, Ascension et Tristan da Cunha, Géorgie du Sud et Sandwich du Sud, Territoire antarctique britannique, Territoire britannique de l’océan Indien, Akrotiri et Dhekelia.
• Pays-Bas : Aruba, Curaçao, Saint-Martin.
• États-Unis : Porto Rico, Guam, Îles Vierges américaines, Samoa américaines, Îles Mariannes du Nord, Baker, Howland, Jarvis, Johnston, Midway, Palmyra, Wake, Kingman Reef.
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Ces distinctions entre pays ultramarins et territoires d’outre-mer reflètent des réalités complexes, alliant géographie, histoire et géopolitique. Elles mettent en lumière les spécificités de chaque territoire dans son environnement régional et global. Par exemple, Mayotte, un Département français d’outre-mer, illustre parfaitement ces enjeux par sa situation unique et les défis qu’elle rencontre.
Comme l’a souligné le sénateur Saïd Omar Oili, la considération des territoires d’outre-mer et des pays ultramarins est essentielle pour garantir leur reconnaissance, leur développement et leur intégration dans les grandes décisions stratégiques du monde contemporain.
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Mahamoud Azihary : Une Voix pour Mayotte en sous-France
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Mayotte, en Sous-France, continue à être en souffrance depuis 184 ans où elle est sous la domination coloniale française jusqu’à ce 21 siècle
Ce titre s’appuie sur le livre Mayotte en Sous-France de l’économiste et ancien directeur de la SIM Monsieur Mahamoud Azihary, qui emploie une métaphore forte pour illustrer la marginalisation de l’île. À travers cette formulation, il met en lumière l’infériorisation et l’abandon de Mayotte au sein de la République française, soulignant une réalité sociale, économique et politique alarmante.
Dans cet article, l’ajout de continue à être en pleine souffrance est une tentative personnelle d’étendre cette image symbolique, en insistant sur la persistance et l’intensification de cette détresse. Il ne s’agit pas seulement d’un état de souffrance ponctuel, mais d’une spirale ininterrompue qui semble s’inscrire dans le temps, sans perspective tangible d’amélioration.
En termes de programmation neuro-linguistique (PNL), cette figure de style joue un rôle pré-superposé : elle oriente la perception du lecteur en juxtaposant deux réalités, celle d’une île sous une domination structurelle et celle d’une souffrance qui ne fait que s’aggraver. Ce procédé permet de renforcer le message en ancrant dans l’inconscient l’idée d’une injustice systémique qui ne se résorbe pas mais s’intensifie.
Ainsi, cette analogie ne se limite pas à une description de la situation, elle agit aussi comme un levier de prise de conscience. En utilisant le langage de la PNL, on pourrait dire qu’elle induit une dissonance cognitive chez le lecteur : Mayotte appartient à la République française, et pourtant, elle demeure en état de Sous-France, un paradoxe qui interpelle et pousse à la réflexion.
Loin d’être un simple jeu de mots, cette expression imagée traduit donc une problématique bien réelle : une île laissée sous les seuils du développement et de la reconnaissance nationale, sous les radars des politiques publiques, et pourtant, toujours en pleine souffrance.
Depuis son rattachement officiel à la France en 1841, Mayotte a été plongée dans une histoire jalonnée d’inégalités, d’exclusion et d’abandon. Plus d’un siècle et demi s’est écoulé, et pourtant, l’île reste enfermée dans un cercle vicieux de précarité, où les crises économiques, sociales et politiques se succèdent sans répit. Malgré son appartenance à la République française, Mayotte demeure en marge, souffrant d’un manque criant d’infrastructures, d’un accès limité aux services publics essentiels et d’une reconnaissance insuffisante de ses besoins spécifiques.
Loin de progresser vers un avenir plus équitable, la situation ne cesse de se détériorer, alimentant un sentiment d’injustice et de désespoir parmi la population. Ce fardeau, accumulé au fil des décennies, semble s’être incrusté dans le quotidien des Mahorais, comme une blessure jamais refermée. L’absence de réponses concrètes aux défis structurels de l’île ne fait qu’aggraver son isolement, laissant peu d’espoir d’une véritable transformation.
Aujourd’hui encore, malgré les promesses et les discours officiels, aucune perspective tangible d’amélioration ne semble se profiler à l’horizon.
En effet, dans son livre Mayotte en sous-France : Mensonges et manipulations d’État au service des intérêts des amis de l’Entre-Soi, l’économiste Monsieur Mahamoud Azihary décrit Mayotte comme une île en proie au mépris des administrations d’État et à l’avidité des grands groupes économiques. Il souligne que, bien que devenue le 101e département français, Mayotte continue de s’enfoncer dans le sous-développement en raison d’une gestion étatique déconnectée des réalités locales.
Mahamoud Azihary dénonce également le manque de justice sociale, les effets des crises climatiques et les pressions migratoires. Ces réflexions renforcent l’urgence d’une réponse intégrée et multidimensionnelle pour transformer cette souffrance en opportunité de résilience.
Ses analyses renforcent l’urgence d’une approche multidimensionnelle pour répondre aux crises sociales, économiques et climatiques. Elles mettent en lumière l’importance de transformer cette souffrance en opportunité, en adoptant une vision résiliente et durable.
Des Solutions Stratégiques pour Mayotte : Entre Résilience et Innovation
• Renforcer les infrastructures : Investir dans des bâtiments et infrastructures résistants aux crises climatiques, en mobilisant des fonds spécifiques pour les territoires d’outremer et ses pays ultramarins .
• Former et éduquer la jeunesse : Développer des centres éducatifs axés sur les métiers de la transition écologique, la santé et l’agriculture durable.
• Apaiser les tensions foncières : Faciliter un dialogue équitable entre les parties prenantes.
• Mobiliser les ressources locales et internationales : Engager la diaspora mahoraise et sensibiliser la communauté internationale à la situation critique de l’île.
Une Nouvelle Vision pour Mayotte : Entre Justice et Résilience
en s’appuyant sur des techniques intrinsèque courants de pensées tels les techniques de la PNL ( programmation neuro linguistique)sur la mémoire transgfénérationnelle,l’analyse transactionnelle,la communication non-violente.
Avec 90 % de son territoire à reconstruire et des défis sociaux et climatiques complexes, Mayotte est à la croisée des chemins.
Une approche pluridisciplinaire, inspirée par la PNL, la réliance et la communication non-violente, peut transformer cette île en un modèle de résilience et de justice sociale.
Le leadership de Saïd Omar Oili, la tragédie du cyclone chido, et les réflexions critiques de Mahamoud Azihary montrent qu’il est possible d’amorcer un changement profond grâce à une vision stratégique, un courage politique et une mobilisation collective.
Mayotte peut devenir un exemple inspirant pour les territoires ultramarins et pays d’outre-mer, prouvant que les défis, lorsqu’ils sont abordés avec innovation et humanisme, peuvent être transformés en opportunités durables.
Expropriation des Terres : Une Crise Multifactorielle complexe et Sensible
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Le projet de loi sur l’expropriation de facilité, déposé le 8 janvier 2025, menace les populations locales en imposant des délais administratifs intenables 2 mois depuis son dépôt c’est à dire les maorais ont jusqu’à le 8 janvier 2025 pour déposer des dérogations . Ce projet met en lumière :
• Une gestion foncière opaque,
• Une marginalisation des communautés locales dans les processus de décision,
• Des tensions aggravées par les migrations et la pression démographique.
Pour résoudre ces tensions, il est crucial de favoriser des espaces de dialogue basés sur la communication non-violente et la réliance. Ces outils permettent de désamorcer les conflits et d’élaborer des solutions
Un conflit au carrefour des inégalités économiques et sociales
Ce projet de loi représente une menace pour les communautés locales de Mayotte. Avec seulement deux mois pour déposer une dérogation, les populations concernées sont confrontées à une pression administrative intense. Ce projet reflète une triple problématique :
• Une absence de transparence dans la gestion foncière,
• Une marginalisation des communautés locales dans les processus de décision,
• Des tensions exacerbées par les migrations et les pressions démographiques.
Une approche par la communication non-violente et la réliance
Ces problématiques appellent à une gestion intégrée basée sur la communication non-violente et la réliance. Il est essentiel de créer des espaces de dialogue entre les parties prenantes pour désamorcer les conflits et promouvoir une gestion équitable des ressources foncières.
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Des Solutions Stratégiques Basées sur une Expertise Pluridisciplinaire
1. Renforcer les infrastructures pour une résilience climatique
• Base d’analyse : Mémoire transgénérationnelle et neurosciences
Proposition : Créer un fonds d’urgence ultramarin pour financer la reconstruction d’infrastructures résistantes aux crises climatiques (écoles, hôpitaux, routes).
2. Répondre au désœuvrement de la jeunesse par l’éducation et la formation
• Base d’analyse : PNL et réliance
Proposition : Doubler les infrastructures éducatives et créer des centres de formation axés sur :
• Les métiers liés à la transition écologique,
• La santé et l’agriculture durable.
3. Apaiser les tensions foncières et migratoires par le dialogue
• Base d’analyse : Analyse transactionnelle et communication non-violente
Proposition : Faciliter un dialogue transfrontalier avec les Comores, en révisant le Visa Balladur et en développant des projets transfrontaliers (ports, hôpitaux).
4. Mobiliser les ressources locales et internationales
• Base d’analyse : Sociothérapie et droits de l’homme
Proposition : Engager la diaspora mahoraise dans des initiatives locales et lancer des campagnes internationales pour sensibiliser à la situation de Mayotte.
Mayotte : Pour une Nouvelle Version de Développement, Entre Justice et Résilience
Avec une approche inspirée de la PNL, nous espérons que Mayotte, à travers des actes courageux et des initiatives stratégiques, pourra redéfinir son avenir et devenir un modèle de développement et de justice sociale.
Base d’analyse : Une expertise intégrée au service d’un avenir durable
À travers mon expérience dans les zones de crise et mes compétences multidimensionnelles, je suis convaincue que Mayotte peut transformer ses défis en opportunités. En adoptant une approche intégrée, alliant justice sociale, résilience climatique et innovation, Mayotte peut devenir un modèle de développement pour les territoires ultramarins et d’outre-mer.
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L’exemple de Saïd Omar Oili, les écrits de Mahmoud Azihary basés sur son expertise et sur son expérience montrent qu’il est possible d’initier des transformations profondes grâce au courage politique, à la mobilisation collective et à une vision stratégique.
Construire une Mayotte Résiliente et Juste grâce à une Approche Globale
Face aux défis sociaux, climatiques et économiques sans précédent, Mayotte se trouve à un moment charnière de son histoire. Avec 90 % de son territoire détruit par le cyclone Chido, cette île incarne une réalité complexe où se mêlent les injustices héritées de la colonisation, les négligences institutionnelles et les vulnérabilités amplifiées par les crises climatiques. Pourtant, Mayotte représente également une formidable opportunité de justice, de résilience et de transformation.
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Fort de mes 30 années d’expérience en zones de crise, en tant que Présidente-Fondatrice de l’OCD Internationale Federalitude Suisse, active dans 24 pays touchés par des conflits et des désastres, et de mon engagement au sein du Mouvement Citoyen Genevois (MCG), je propose une vision stratégique et intégrée pour relever les défis de Mayotte. Mon expertise, nourrie par la Programmation Neuro-Linguistique (PNL), l’analyse transactionnelle, la communication non-violente, la réliance, les neurosciences et une défense constante des droits de l’homme, me permet de proposer des solutions pluridimensionnelles et humanistes.
Renforcer les infrastructures, investir dans une éducation tournée vers les métiers d’avenir tels que la transition écologique et l’agriculture durable, et mobiliser les ressources locales et internationales sont des piliers essentiels. Une analyse transgénérationnelle montre que ces efforts doivent s’accompagner d’un travail de réconciliation avec le passé colonial et les traumatismes collectifs. Apaiser les tensions foncières et dialoguer équitablement entre les parties prenantes sont également des priorités pour éviter de reproduire les fractures du passé.
Le courage politique de Saïd Omar Oili, illustré par sa démission du RDPI pour dénoncer le manque de soutien à une commission d’enquête sur la gestion du cyclone, symbolise la transition vers une gouvernance fondée sur la responsabilité et l’autonomie. Cette posture “adulte”, selon l’analyse transactionnelle, marque un tournant dans la manière dont les élus ultramarins peuvent redéfinir leur rôle et devenir de véritables porte-voix des populations qu’ils représentent.
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Le cyclone Chido, qualifié de “plus grande catastrophe pour la France depuis la Seconde Guerre mondiale”, a révélé les faiblesses structurelles de Mayotte et l’incapacité des politiques nationales à anticiper les crises. Cependant, il a également mis en lumière la résilience des Mahorais et la nécessité d’adopter une approche novatrice, alliant savoirs locaux et expertises internationales, pour reconstruire durablement.
Mayotte peut devenir un exemple inspirant pour les territoires ultramarins et les pays en développement, en prouvant que des défis immenses peuvent se transformer en opportunités. En mobilisant les compétences locales, en engageant la diaspora mahoraise et en sensibilisant la communauté internationale, il est possible de bâtir un avenir fondé sur la justice sociale et la résilience collective. Avec une stratégie courageuse et humaine, Mayotte peut s’affirmer comme un laboratoire de transformation durable et une source d’inspiration pour le monde entier.
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Étude d’analyse et de recherche rédigée à Genève, le 25 janvier 2025
Karima Sandia Boina MBechezi
• Présidente-Fondatrice, Responsable du Pôle Social
• Sociothérapeute, Coach de vie, PNListe, Écrivaine, Généraliste en communication et écriture créative
• Spécialiste dans l’art de l’expression écrite appliquée
• Humaniste, militante, Formatrice des Apprentis-Droits de l’Homme
• Intervenante en Réliance, spécialisée en neurosciences (analyse transactionnelle, mémoire transgénérationnelle, communication non-verbale et non-violente)
• Spécialiste en Indice de Gravité de la Toxicomanie (IGT)
• Membre active du Mouvement Citoyen Genevois (MCG)
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