L’OCD International Fédéralitude Suisse a l’immense honneur de nommer Moustapha Ba au poste de président d’honneur. D’origine sénégalaise, Moustapha Ba, cadre de haut niveau, s’est distingué par sa loyauté, sa justesse et son dévouement profond pour les causes humanitaires et communautaires. Depuis 2012, il a joué un rôle clé lors de l’ouverture des premiers magasins de l’ONG au Sénégal, apportant un soutien précieux pour surmonter les défis, résoudre les conflits et poser des bases solides pour nos actions.
Moustapha BA - Président d’honneur de L’OCD International Fédéralitude Suisse
Son soutien constant à Karima Sandia, présidente de l’ONG, ainsi qu’à toutes les communautés, y compris la communauté comorienne, témoigne de son engagement indéfectible tant sur le plan moral qu’humain. Son engagement n’a jamais faibli, et c’est pourquoi, aujourd’hui, après la disparition de nos anciens présidents d’honneur, il est naturel que Moustapha Ba prenne cette responsabilité symbolique.
Nous rendons hommage à ceux qui ont précédé Moustapha Ba dans cette fonction, notamment feu Ali Hassan Mwinyi, ancien président de Tanzanie, feu Aboubakar Boina, fondateur de Moulinaco aux Comores, ainsi que Cheikh Hamidou Kane, auteur de L’Aventure Ambiguë. Ce dernier, malgré la vieillesse, reste une figure intellectuelle marquante, et sa pensée sur la fidélité à ses valeurs et la loyauté trouve un écho particulier dans cet hommage. Cheikh Hamidou Kane a souvent abordé la question de la loyauté dans ses écrits, en soulignant que la véritable loyauté ne peut être séparée de la fidélité à soi-même et à ses origines.
“Il n’y a pas de plus grande loyauté que celle qui consiste à être fidèle à ses propres convictions et à son héritage culturel.” Cette réflexion traduit parfaitement l’esprit d’engagement de Moustapha Ba, qui incarne à la fois la fidélité à ses valeurs et son souci constant de soutenir les autres.
De même, Cheikh Hamidou Kane, aîné respecté de notre organisation, a toujours insisté sur l’importance de la loyauté dans les actions communautaires. Une de ses citations bien connues est : “La loyauté n’est pas seulement une question de fidélité à une personne, mais à un idéal commun.” Cette phrase, souvent répétée, s’applique à l’engagement exemplaire de Moustapha Ba qui, au fil des années, a été le garant de cette vision au sein de l’ONG.
Avec la vieillesse de notre aîné de Cheikh Hamidou Kane, il est naturel que Moustapha Ba prenne cette fonction de président d’honneur pour le Sénégal, un pays où l’OCD International Fédéralitude Suisse a œuvré depuis plus de 25 ans. Nous avons une confiance totale en sa capacité à perpétuer cette mission, fort de son engagement et de son leadership exemplaire.
Karima Sandia Boina Mbechezi
Présidente de l’OCD International Fédéralitude Suisse
Le 6 août 2024 marque une étape stratégique pour Madagascar, avec l’ouverture officielle de l’Atelier sur la Lettre de Politique Nationale d’Engagement de la Diaspora (LPNED), présidée par Emi-Haulain Kola, Secrétaire général du ministère des Affaires étrangères. Cet événement, situé au cœur des préoccupations du développement national, vise à promouvoir une synergie solide et constructive entre l’État et la diaspora malgache.
Lancement de la lettre de politique nationale d’engagement de la diaspora pour un développement inclusif et durable
La diaspora, un levier stratégique de développement
La diaspora malgache, forte de près de 185 000 ressortissants, joue un rôle essentiel dans le potentiel de croissance de Madagascar. Principalement concentrée en France (84 %), suivie par des communautés aux Comores, au Canada, en Italie et en Belgique, cette diaspora a vu son nombre augmenter significativement depuis les années 1990.
Emi-Haulain Kola souligne que la LPNED représente un pivot stratégique pour transformer ce potentiel en action concrète, permettant à la diaspora de devenir un acteur direct de la lutte contre la pauvreté. "La diaspora est une ressource clé pour Madagascar ; son engagement contribue non seulement à l’économie nationale, mais également à l’avancement social, en renforçant le tissu entrepreneurial et en transmettant des compétences innovantes," a-t-il déclaré.
Renforcer les liens et surmonter les défis
La LPNED s’articule autour de plusieurs axes visant à renforcer les liens entre Madagascar et ses citoyens résidant à l’étranger, tout en relevant les défis auxquels ils font face. Emi-Haulain Kola a évoqué les obstacles à l’intégration, la préservation de l’identité culturelle, ainsi que les questions liées aux transferts de fonds et à l’investissement sur l’île. Le projet TADY, ou Tantsoroka ho an’ny Diaspora, incarne cette vision en offrant un cadre structuré pour l’implication de la diaspora dans le développement socio-économique du pays.
En effet, le projet TADY met en place des initiatives pour encourager les transferts de compétences, de savoir-faire et de ressources financières vers Madagascar. En facilitant les démarches d’entrepreneuriat, de retour temporaire ou de contribution active, le projet ambitionne de faire de la diaspora un moteur pour l’économie nationale, créant ainsi un cercle vertueux entre les besoins locaux et les aspirations de la communauté internationale malgache.
Vers une appropriation collective de la politique nationale
Cet atelier est aussi un espace de dialogue où les participants sont invités à partager leurs idées, expériences et attentes. Emi-Haulain Kola a souligné l'importance d'une telle plateforme d’échanges pour garantir l'adhésion et l’appropriation collective de cette politique. "Une relation mutuellement bénéfique avec notre diaspora exige une écoute réciproque et une co-construction des actions pour le développement de Madagascar," a-t-il affirmé, en encourageant les acteurs présents à s’engager activement dans cette dynamique.
Les travaux de cet atelier devraient aboutir à l’identification de stratégies concrètes pour maximiser l’impact de la diaspora, en harmonie avec les ambitions de la LPNED. En proposant des solutions aux défis liés à l’identité culturelle et à l’intégration, tout en soutenant l’investissement et l’entrepreneuriat, la LPNED se veut un vecteur de transformation positive, propice à un avenir prospère et inclusif.
L’avenir de la LPNED : Un engagement pour le progrès de Madagascar
En concluant cette journée de lancement, Emi-Haulain Kola a réaffirmé la vision du gouvernement malgache de créer des liens solides avec sa diaspora. La LPNED incarne ainsi l'ambition d'un Madagascar qui, tout en s'ouvrant sur le monde, reste fermement ancré dans des valeurs de solidarité et de progrès collectif. Cette initiative, à la croisée de la politique et du développement humain, laisse entrevoir une nouvelle ère pour la diaspora malgache, placée au cœur du développement national.
La Quête du Graal : le Héros et le Dragon intérieur
Lecture sociothérapeutique d’un voyage de transformation
Par Karima Sandia Boina MBechezi
Présidente-Fondatrice de l’ONG OCD Internationale – Fédéralitude Suisse
Sociothérapeute, Coach de vie, PNListe, Écrivaine
Du feu du Dragon à la coupe du Graal : la transmutation du Héros
Sur le chemin du Graal, chacun est appelé à devenir Magicien de sa posture.
L'éveil à soi-même est à conquérir. Il s'agit de laisser la place au magicien intérieur. Cet engagement du héros suppose le choix conscient de répondre à l'appel profond qu'il pressent.
La quête de la réalisation du héros intérieur passe obligatoirement par des transformations successives, et ce, sur différents niveaux de conscience.
En aucun cas l'exclusif amour de soi et de son confort ne peut ouvrir la voie à une réalisation spirituelle, seule digne de l'être humain dans toute sa dimension.
La devise inscrite au fronton du temple de Delphes : Connais-toi toi-même invite à une exploration qui ouvre le petit moi à ses dimensions cosmique et divine. C'est l'exigence philosophique ou spirituelle qui consiste à se quitter afin de s'élever à de plus vastes réalités.
Dans sa Quête du Graal, il acquiert de nouvelles compréhensions de lui et du monde. S'il cesse de vouloir tout contrôler, se laisse inspirer et utilise son intuition, il ouvre sa Conscience Intuitive Extraneuronale et peut accéder à un champ d'énergie subtile, de niveau transpersonnel.
Sur le fil du sens : quand la posture devient magie
Sur le chemin du Graal, chacun est appelé à devenir Magicien de sa posture.
Cette phrase, que j’aime profondément, résume l’essence de tout accompagnement thérapeutique ou existentiel véritable. Le Graal, dans mon approche, n’est pas une coupe mythique ni une abstraction mystique : c’est l’image de notre plus haute potentialité humaine. Ce que j’appelle ici le Magicien de la posture, c’est cet être en nous capable de choisir sa manière de se tenir dans la vie, de réorienter le regard qu’il pose sur lui-même, sur les autres et sur ses blessures.
Et sur ce chemin, inévitablement, se dresse le Dragon.
Le Dragon que je fuis est celui qui me libère
Le Dragon n’est pas notre ennemi. Il est le gardien du seuil. Il incarne tout ce que nous devons affronter pour accéder à une conscience plus large. En sociothérapie, il prend la forme de nos peurs profondes, de nos traumatismes figés, de nos colères interdites, de nos scénarios transgénérationnels non résolus.
En accompagnant mes patient·e·s et bénéficiaires, je rencontre souvent ce dragon tapis dans l’ombre : il peut s’appeler honte, sentiment d’illégitimité, auto-sabotage, violence enfouie, ou résignation. Mais il ne faut pas s’y tromper : le Dragon n’est pas là pour détruire. Il est là pour révéler. Il est une épreuve, une interface, une énergie brute. Si je le fuis, il me poursuit. Si je l’attaque, il me consume. Mais si je l’écoute… il m’apprend. Il m’offre son feu. Il me transmet une force vitale que je n’aurais jamais soupçonnée.
S’accueillir soi-même comme une naissance à rebours
L’éveil à soi-même est à conquérir. Il s’agit de laisser la place au magicien intérieur. Cet engagement du héros suppose le choix conscient de répondre à l’appel profond qu’il pressent.
Cet éveil, je l’ai moi-même conquis pas à pas, et j’aide aujourd’hui d’autres personnes à en faire l’expérience. Il ne s’agit pas de devenir quelqu’un d’autre, mais de permettre à ce magicien intérieur, cette intelligence profonde, intuitive, reliée à l’invisible, d’émerger. Nous l’avons toutes et tous en nous. Il suffit de lui laisser l’espace. C’est une décision radicale : se choisir. Ce n’est pas confortable, mais c’est libérateur.
L’appel intérieur : murmure d’une grandeur oubliée
Je crois que chacun de nous entend un jour, au fond de lui, un appel. Ce n’est pas un appel extérieur, ce n’est pas une injonction sociale. C’est une vibration intérieure, une voix douce mais insistante qui murmure : Tu es fait(e) pour plus grand que ce que tu vis maintenant. Cet appel, je l’ai ressenti, et j’ai choisi d’y répondre.
En tant que coach de vie, je vois que ce choix transforme la vie. Ce n’est pas le monde qui change : c’est notre manière de le rencontrer.
La lente traversée des métamorphoses
La quête de la réalisation du héros intérieur passe obligatoirement par des transformations successives, et ce, sur différents niveaux de conscience.
On ne devient pas héros en un jour. Il faut mourir à soi-même plusieurs fois. Traverser des nuits noires. Accepter de ne plus comprendre. Ces étapes sont parfois douloureuses, mais toujours fécondes. Je les ai vécues, et je continue de les vivre. C’est pourquoi, dans mon accompagnement, j’intègre la dimension psychique, corporelle, énergétique, spirituelle. On ne change pas juste une habitude : on change de plan de conscience. On s’élargit.
Aimer pour vrai : sortir de soi, entrer dans l’universel
En aucun cas l’exclusif amour de soi et de son confort ne peut ouvrir la voie à une réalisation spirituelle, seule digne de l’être humain dans toute sa dimension.
Aimer véritablement, ce n’est pas se dorloter dans son cocon. Ce n’est pas se fuir en se donnant des excuses. L’amour véritable est exigeant. Il oblige à se regarder avec lucidité, à sortir de l’égoïsme, à s’ouvrir à une dimension universelle. La vraie grandeur humaine ne se mesure pas à ce qu’on possède, mais à ce qu’on ose abandonner pour grandir.
Le miroir sacré du “connais-toi toi-même”
La devise inscrite au fronton du temple de Delphes : Connais-toi toi-même invite à une exploration qui ouvre le petit moi à ses dimensions cosmique et divine. C’est l’exigence philosophique ou spirituelle qui consiste à se quitter afin de s’élever à de plus vastes réalités.
Me connaître moi-même, c’est le travail de toute une vie. Et ce travail ouvre des portes insoupçonnées : à chaque fois que je me libère d’une peur, je découvre une dimension cosmique en moi.
En tant qu’intervenante en Réliance, je constate que notre petite histoire personnelle est une fractale de l’histoire de l’humanité. Quand nous nous transformons, c’est le monde entier qui bouge.
Quitter l’ancien pour franchir le seuil du nouveau
Se quitter… Cela veut dire laisser tomber ce que je croyais être. Lâcher mes masques. Renoncer à mes sécurités mentales. Ce n’est pas une mort, c’est une naissance. Une reconfiguration de soi.
En tant qu’humaniste et formatrice des Apprentis-Droits de l’Homme, je crois en une éthique de la transformation. La liberté intérieure est une responsabilité sociale.
Le Graal, ce n’est pas ce que tu crois
Dans sa Quête du Graal, il acquiert de nouvelles compréhensions de lui et du monde.
Le Graal, ce n’est pas un objet. C’est une conscience. Une sagesse. À mesure que je me dépouille de ce qui encombre, je découvre une connaissance vivante de moi et du monde. Je ne sais pas plus, mais je comprends mieux. C’est une intelligence qui ne vient pas des livres, mais de la traversée de soi.
L’intuition comme portail vers l’invisible
S’il cesse de vouloir tout contrôler, se laisse inspirer et utilise son intuition, il ouvre sa Conscience Intuitive Extraneuronale et peut accéder à un champ d’énergie subtile, de niveau transpersonnel.
Quand j’arrête de tout vouloir maîtriser, je découvre que quelque chose de plus vaste agit à travers moi. Mon intuition devient claire. Ma parole devient juste. Mon action devient alignée.
Ce champ d’énergie subtil, que je perçois dans mes accompagnements, mes formations, mes écrits, je le nomme transpersonnel. C’est là que le moi rencontre l’Universel. C’est là que la magie opère.
Accompagner l’autre au seuil de sa propre révélation
Le rôle du professionnel : être témoin, passeur et gardien de seuil.
En tant que sociothérapeute, coach, intervenante en Réliance, je suis régulièrement témoin de ces passages. Mon rôle n’est pas de donner des solutions toutes faites, mais d’aider chacun à reconnaître son propre Dragon, à réhabiliter sa posture de Héros, et à accéder à son propre Graal.
Mon outil principal est la parole incarnée, l’écoute sensible, l’écriture expressive. L’écriture permet de cartographier les dragons, de dialoguer avec eux, de leur donner une forme symbolique. Car ce qui a un nom peut être transformé. Ce qui est reconnu peut être intégré. Et ce qui est intégré devient force.
Rencontrer son Dragon, c’est se rencontrer soi
Dans cette quête du Graal, il y a toujours un dragon. Il n’est pas là pour nous tuer. Il est là pour nous tester. Pour nous révéler à nous-mêmes. Le dragon, c’est tout ce que je redoute. Ce sont mes colères anciennes. Mes blessures d’enfance. Mes croyances qui me paralysent. Mes loyautés invisibles. Il est terrifiant, oui. Mais il est aussi porteur d’un trésor.
Chacun a son dragon. Et chacun est le seul à pouvoir le regarder en face. C’est cela, devenir héros : oser regarder son dragon dans les yeux sans fuir. Il n’est pas question de le tuer. Il est question de l’apprivoiser. De l’intégrer. En moi, le dragon s’est transformé quand j’ai cessé de lui résister. Il m’a offert sa puissance, son feu, son énergie vitale.
Ce feu, je le transmets aujourd’hui à travers mes formations, mes accompagnements, mes engagements.
Je crois que le vrai combat spirituel n’est pas contre le monde, mais contre nos propres ombres. Et c’est en les embrassant que nous devenons des êtres libres, reliés et lumineux.
Transmuter l’ombre pour devenir lumière
Nous portons toutes et tous un héros en devenir, et un dragon à apprivoiser. Nous avons tous, au fond de nous, une quête qui nous appelle. Cette quête n’est pas extérieure. Elle ne se mesure pas en diplômes ou en postes. Elle est intérieure. Et elle se mesure à la capacité que nous avons d’aimer notre ombre, d’embrasser nos blessures, de transmuter nos colères en feu créateur.
C’est ce chemin-là que je continue de tracer et d’enseigner, chaque jour, auprès de ceux et celles que j’accompagne.
Karima Sandia Boina MBechezi
• Présidente-Fondatrice, Responsable du Pôle Social – ONG Courant de pensée OCD Internationale – Fédéralitude Suisse
• Sociothérapeute, Coach de vie, PNListe, Écrivaine
• Spécialiste en expression écrite appliquée, communication créative
• Humaniste, militante, Formatrice des Apprentis-Droits de l’Homme
• Intervenante en Réliance (neurosciences, mémoire transgénérationnelle, communication non-verbale et non-violente)
• Spécialiste en Indice de Gravité de la Toxicomanie (IGT)
Hommage à Ahmed Djabir Boina Mbafoumou – Une mémoire vivante des Comores
Le 15 février 2023, Ahmed Djabir Boina Mbafoumou, affectueusement appelé par ses proches Djabi ou encore papa Djaloud ou papa Koulthoum, s’est éteint à Marseille. Originaire de Mitsamiouli aux Comores, il laisse derrière lui un héritage d'une rare profondeur, alliant savoir, sagesse, humilité et service silencieux au bien commun.
Il était le mari de Suzanne Rivière, la fille aînée d’Adrien et de Kursam à Mitsamiouli, avec qui il forma un couple ancré dans les valeurs de transmission, de respect et de construction familiale. Ensemble, ils ont eu des enfants et des petits-enfants.
De par son parcours académique et diplomatique, il était scientifique de formation, agronome engagé, chercheur au Centre national de documentation et de recherche scientifique (CNDRS). Il a œuvré à la valorisation des ressources comoriennes, à la promotion d’un développement ancré dans la réalité locale et à la structuration d’un savoir partagé. Son expertise, empreinte de rigueur et d’humanité, faisait de lui une figure respectée autant dans les cercles institutionnels que dans la vie quotidienne.
Mais au-delà de la science, Ahmed Djabir fut aussi un homme de diplomatie. Nommé ambassadeur des Comores aux États-Unis, il a porté la voix de son pays avec distinction, incarnant une diplomatie de proximité, d’écoute et de valorisation de la culture comorienne sur la scène internationale. Son engagement était sobre mais profond, discret mais solide.
Pour l’ONG Courant de pensée OCD Internationale – Fédéralitude Suisse, cet hommage est aussi celui d’un lien familial et spirituel. Par alliance, Ahmed Djabir était le beau-frère de Karima Sandia Boina MBechezi, Présidente-Fondatrice de l’organisation. En effet, sa femme n’est autre que la sœur biologique de Jean-Marie Rivière, le mari de la grande sœur biologique — de même mère et même père — de Karima Sandia. Son influence, son regard, sa bienveillance et sa posture d’homme juste ont profondément inspiré les orientations humanistes de l’ONG. Dans l’ombre, il a été un phare silencieux, un témoin du vivre-ensemble, un passeur d’éthique.
Dans les témoignages, nombreux sont ceux qui ont évoqué sa douceur naturelle, son attachement indéfectible à Mitsamiouli, et la chaleur humaine qu’il diffusait autour de lui sans jamais chercher à se mettre en avant. Surnommé “Djabi” par les siens, il était pour beaucoup un confident, une mémoire vivante, un homme de parole tenue.
Son départ est une perte immense pour la famille, pour sa communauté, et pour le pays. Mais son empreinte reste. Par ses enfants, par celles et ceux qu’il a formés, conseillés ou inspirés. Par les valeurs qu’il portait et qu’il nous appartient de faire vivre.
À travers cet hommage, nous voulons rappeler qu’un homme comme Ahmed Djabir ne meurt jamais tout à fait. Il vit à travers les engagements qu’il a suscités, les semences qu’il a plantées, les ponts qu’il a bâtis.
Puisse sa mémoire nous guider dans notre devoir d’humanité.
Pour l’ONG OCD Internationale – Fédéralitude Suisse,
Karima Sandia Boina MBechezi
Présidente-Fondatrice et responsable du pôle social.
L’Organisation pour la Cohésion du Droit et du Développement (OCD) International Fédéralitude Suisse lutte contre la pauvreté, défend les droits humains à travers des actions pour la dignité et l’inclusion sociale. En protégeant les enfants, en combattant les abus de droits et en encourageant des partenariats, elle s'engage pour un monde juste, où chaque individu peut s’épanouir pleinement.