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Le chant d’un navire en tourmente au rythme du tsunami 

Publié le

Ô vous, âmes d’antan, phares de mon existence,
Vous qui m’avez donné l’amour, le courage, la danse,
Vous qui m’avez appris à croire, à bâtir, à rêver,
Pourquoi m’avez-vous laissée seule face à l’épreuve à braver ?

Dans les eaux calmes d’autrefois, nous étions un navire,
Unissant nos forces, nos cœurs, nos sourires,
Nous donnions sans compter, consolant sans juger,
Une boussole d’espoir, un monde à partager.

Mais aujourd’hui, je ne trouve plus vos lumières,
Seules des ombres pesantes m’entourent, austères.
On me dit voleuse, me traite d’insolente,
On écrase mes élans, ma voix vacillante.

Je suis une île dans un océan de tempêtes,
Une fille des îles de l’océan Indien, une enfant des comètes,
La fille de Bibi, la femme aux secrets, tu es partie sans me donner la clé de voûte,
Porteuse de rêves que le vent emmena.

Les valeurs que nous avons tissées ensemble,
Se déchirent sous des mains qui tremblent.
Plagiat, trahisons, trafics d’ombres malignes,
Tout ce que nous avons bâti devient cendre et épines.

Quand je demande des comptes, on me piétine,
Quand je réclame la solidarité, on m’assassine.
Quand je protège notre charte, notre vision sacrée,
On me rejette, on m’accuse de tout saborder.

Wardat Monjoint Afandi
Wardat Monjoint Afandi

Wardat, ma sœur, ma guide, ma flamme,
Dans ta pierre tombale, il est écrit que les morts sont morts quand les vivants les oublient,
Mais moi, je suis en train de mourir à petit feu avec OCD International Federalitude Suisse,
Pendant que je suis vivante, l’ombre de moi-même devant mes enfants, les médecins sont en alerte.
Tu es partie en me laissant ce drame. Cette pauvreté humaine qui est plus vaste que la pauvreté matérielle.
Ton départ a creusé en moi un abîme,
Et le poids du chantier me détruit à chaque rime.

Le cyclone Chido a ravagé les terres,
Mais dans mon cœur, un autre cyclone erre,
Et pendant ce temps, je vois tout le monde faire des rafales.
Un cyclone d’insultes, de mépris, de douleurs,
Un cyclone qui m’arrache chaque jour des heures.

Notre OCD, ce navire que nous avons tant aimé,
Tant bâti jusqu’à faire six mois sur le continent africain,
Jusqu’à connaître la prison, toi, prisonnier en Mauritanie en voulant aider les femmes,
Moi, prisonnière de ma vie, en voulant apporter la voix aux personnes sans voix.
Aujourd’hui, l’argent est devenu le seul dialogue qui peut nous rassembler.
Les intérêts propres sont devenus la seule façon de pouvoir rire ensemble.
N’a plus de portes, plus de fenêtres, n’a plus de toit, tout part en éclats, il est brisé,
Et je suis brisée à l’intérieur de ce tsunami, de ce volcan en irruption, trop de foudre.
Il ressemble à ces carcasses après les tempêtes,
Un vestige battu, vidé de ses conquêtes.

Je deviens tout pour tous, et rien pour moi-même,
Le pilier des demandes, l’écho des problèmes.
Banquière des causes, souffle des douleurs,
Secrétaire, juriste, et bâtisseuse de leur heure.

Ô vous, belles âmes qui un jour avez cru,
Revenez éclairer ma route, car je ne vois plus.
Envoyez-moi des anges, des bras, des prières,
Car je m’effondre sous ce poids trop amer.

Je suis une prière vivante, un cri dans le vent,
Un appel de détresse à vous, mes aimants.
Aidez-moi à me relever, à briser ces chaînes,
À retrouver ce navire, loin de la peine.

Le poème “Le chant d’un navire en tourmente au rythme du tsunami ” exprime une profonde détresse et un appel à l’aide face à des épreuves personnelles et collectives.

Il évoque la perte, la trahison, et la quête de solidarité, tout en soulignant l’importance de la lumière dans l’obscurité, symbolisée par le prénom Sandhya.

Le prénom Sandhya est d’origine indienne et signifie “crépuscule” en sanskrit, symbolisant la transition entre le jour et la nuit, et évoquant l’harmonie entre la lumière et l’ombre. 

Le poème se termine par un appel à l’unité et à la résilience, en mémoire des êtres chers disparus et des valeurs partagées.

Il reflète une profonde tristesse et une aspiration à retrouver l’espoir et la solidarité dans un monde en proie aux tempêtes.

Karima Sandhya

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