Hommage à toi mon petit frère de cœur Docteur Leo-doc
C’est avec une plume tremblante et les larmes aux yeux que je t’écris ces mots, Docteur Léo-doc. Le vide que tu laisses dans ma vie, dans nos vies, est immense. Ta disparition est une grande tristesse qui m’affecte profondément, car toi, Léo-doc, tu n’étais pas seulement un ami, un collaborateur ou un frère de combat : tu étais un fils de cœur, un pilier, une lumière dans mes moments les plus sombres.
Depuis trente ans que l’OCD Internationale Federalitude Suisse existe, j’ai vu passer bien des visages, des personnalités, des humanistes stratégiques, des membres intermittents qui venaient et repartaient, parfois guidés par leur égo ou par l’envie de contrôler. Mais toi, Léo-doc, jamais tu n’as montré ces comportements. Au contraire, tu étais de ceux qui me donnaient envie d’y croire encore, encore et toujours. Dans un monde parfois éreintant, dans une cause souvent incomprise, tu étais ce regard neutre, cet allié sincère et désintéressé, ce soutien indéfectible qui croyait en ce que nous faisions.
Ton regard clairvoyant, notamment lors de nos lives sur TikTok, était précieux. Tu faisais partie de ceux qui osaient poser les vraies questions, qui osaient parler avec lucidité des critiques du système colonial et néocolonial, qui a si souvent favorisé la division pour mieux régner. Malgré ton propre combat quotidien contre les limites imposées à ton corps, tu ne cessais de te soucier des autres, de contribuer avec intelligence et bienveillance, et de bâtir des ponts là où d’autres érigent des murs.
Ta tétraplégie, conséquence de cet accident tragique qui a basculé ta vie, ne t’a jamais défini. Ton corps a peut-être été limité, mais ton cerveau était intact, éveillé, toujours en ébullition. Ton esprit, libre et vif, transperçait les barrières de ta condition physique. Tu portais en toi cette envie simple et profonde que beaucoup prennent pour acquise : celle d’avoir une vie ordinaire. Une femme à aimer, une famille à construire, des rêves à réaliser. Mais le destin, dans son injustice, en a décidé autrement.
Dans ton fauteuil roulant, tu as accompli bien plus que beaucoup ne feraient avec leurs deux jambes. Tu as traversé des mondes d’idées, des projets d’espoir, et tu as touché des cœurs. À travers nos échanges, nos textes, nos espoirs partagés, tu m’as souvent appelé affectueusement “maman”. Et dans ces moments-là, tu étais ce fils que j’aurais voulu protéger du poids de la souffrance. Tu m’apaisais, même dans tes moments de fatigue, avec cette force douce et inébranlable qui était la tienne.
Je me souviens de ces heures au téléphone, où tu m’appelais à l’improviste pour que je corrige tes slams ou que j’ajoute mon petit grain de sel à tes textes. Nous passions des nuits entières à écouter tes musiques, tes compositions. Je t’imaginais dans ta cuisine, préparant tes plats avec cette fierté et cette détermination, même avec ta mobilité réduite. Je revois encore cette vidéo où tu me montrais, pas à pas, ton repas de Noël. Tu étais si fier d’avoir tout fait seul, malgré les limites de ta motricité. Avec tes mains affaiblies, ton énergie diminuée, tu faisais ce que d’autres auraient jugé impossible.
Ces moments de complicité resteront à jamais gravés dans mon cœur. C’est dans ces instants de vérité, dans cette humanité simple et authentique, que je voyais toute ta grandeur. Tu étais bien plus qu’un homme en fauteuil roulant, bien plus qu’un artiste ou un militant. Tu étais une âme lumineuse, une source d’inspiration inépuisable.
Léo-doc, tu es un ange parti trop tôt, mais ton esprit vivra toujours parmi nous. Tu as transformé nos vies, tu as montré que les limites physiques ne peuvent jamais entraver un esprit libre et éveillé.
Nous avons tous perdu quelque chose en toi : tes parents ont perdu un fils, fier de leur amour et de leur soutien. Moi, j’ai perdu un ami, un fils de cœur. Et le monde, lui, a perdu un combattant, un homme rare, un homme de paix et d’espoir.
Repose en paix, Docteur Léo-doc . Que ton âme trouve la sérénité et la lumière. Sache que nous continuerons à porter tes rêves, à poursuivre tes combats et à faire vivre ta mémoire. Nous t’aimerons jusqu’à l’infini.
Avec tout mon amour et ma gratitude,
Karima Sandia Boina Mbechezi
Présidente fondatrice de l’OCD Internationale Federalitude Suisse
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