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Jacmel : le cri du cœur d’une communauté abandonnée à elle-même

Publié le par SERVICE COMMUNICATION

Sur les hauteurs escarpées de Jacmel, en Haïti, se dresse une communauté oubliée, vivant dans des conditions précaires, où la rudesse du quotidien contraste avec la beauté majestueuse des montagnes. Dans ce décor à la fois pittoresque et tragique, un cri d’alarme retentit : celui des habitants et du clergé local face à l’état déplorable du dispensaire communautaire, seul recours médical pour des centaines de familles paysannes.

Un dispensaire en ruines
Un dispensaire en ruines

Un dispensaire en ruines : un drame sanitaire latent

Autrefois lieu d’espoir pour une population isolée, le dispensaire de la communauté de la montagne de Jacmel est aujourd’hui à l’agonie. Les murs fissurés témoignent d’années de négligence, et les toits délabrés laissent filtrer la pluie tropicale, transformant les pièces en espaces insalubres. Faute de moyens, les équipements médicaux de base sont absents. Pas un brancard pour transporter les malades, pas une salle décente pour accueillir les femmes en plein travail d’accouchement.

« Les femmes doivent souvent accoucher chez elles, dans des conditions extrêmement risquées », explique le père Deone Aunel, prêtre de la paroisse et porte-parole de cette communauté démunie. « Nous n’avons pas d’espace adapté ni d’équipements essentiels pour les soins. Cela met en danger des vies tous les jours. »

Le personnel médical, pourtant dévoué, est également victime de cette situation. Sans logement adapté dans la région, certains médecins et infirmiers doivent parcourir de longues distances pour venir travailler, quand ils ne renoncent pas à leurs fonctions.

Un dispensaire en ruines
Un dispensaire en ruines

Un appel à la solidarité : réparer pour redonner vie

Conscients de l’urgence, le père Deone Aunel et les habitants de la communauté ont décidé de ne plus attendre. Ensemble, ils souhaitent lancer une initiative pour rénover et restaurer le dispensaire, avec les moyens du bord et l’aide de ceux qui voudront bien répondre à leur appel.

« Ce n’est pas une question de confort, mais de survie », insiste le père Aunel. « La population paysanne, déjà privée de tout, a besoin de cet espace pour vivre dans la dignité. Chaque sac de ciment, chaque pot de peinture, chaque barre de fer peut faire la différence. »

Le projet, ambitieux dans un contexte de grande pauvreté, vise à reconstruire les infrastructures essentielles pour permettre la reprise des soins médicaux dans des conditions dignes. Les travaux envisagés incluent la réhabilitation des salles de soins, la création d’un espace dédié aux accouchements, et la mise en place d’un hébergement minimal pour le personnel de santé.

Un problème qui dépasse la santé : l’éducation en péril

Mais la santé n’est qu’un aspect d’un problème plus large. La communauté montagnarde souffre également d’un déficit criant en matière d’éducation. Les écoles, lorsqu’elles existent, sont rudimentaires, souvent dépourvues de mobilier, de matériel pédagogique ou même de toit.

« Les enfants étudient à même le sol, dans des classes ouvertes aux intempéries », déplore le père Aunel. « L’éducation est un droit fondamental, mais ici, c’est un luxe inaccessible pour beaucoup. »

Un projet éducatif est également en gestation. Le clergé et la communauté souhaitent bâtir une école élémentaire digne de ce nom, où les enfants pourraient apprendre dans un environnement sécurisé et stimulant.

Un cri d’espoir dans un océan de difficultés

Malgré l’ampleur des défis, la communauté de Jacmel ne baisse pas les bras. Leur appel à l’aide est à la fois une dénonciation de leur abandon par les autorités et une démonstration de leur volonté de changer les choses par eux-mêmes.

Le père Aunel espère que cet appel trouvera écho au-delà des frontières de Jacmel, auprès d’organisations humanitaires, de bienfaiteurs privés ou même de simples citoyens sensibles à la cause.

« Nous ne demandons pas des millions. Nous demandons juste un peu de soutien pour redonner de l’espoir à une population qui n’a rien, mais qui refuse de se résigner », insiste-t-il avec une conviction palpable.

Une invitation à l’action : chaque geste compte

Les besoins sont simples, mais vitaux : ciment, barres de fer, peinture, matériel médical de base, ou encore fournitures scolaires. Chaque contribution, aussi modeste soit-elle, est un pas vers la restauration de la dignité pour cette communauté démunie.

« Nous avons besoin d’une chaîne de solidarité », conclut le père Aunel. « La montagne de Jacmel ne peut pas rester un lieu d’oubli. Avec votre aide, nous pouvons changer les choses. »

Comment aider ?

Pour toute aide matérielle ou financière, vous êtes invités à contacter :

 •    France : +33 7 81 72 18 37 / +33 6 16 64 27 99

    •    Genève : +41 78 695 17 10
    •    Email : ayitidanssalumiere@gmail.com
    •    Telegram & WhatsApp disponibles.

Ce projet, bien que né dans l’urgence, aspire à poser les bases d’un avenir meilleur pour les habitants de la montagne de Jacmel. Car dans chaque sac de ciment, dans chaque geste de solidarité, c’est un morceau d’espoir qui renaît dans cette région trop longtemps oubliée.

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